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Jack O’Lantern – Jack Cardiff (1914-2009)

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Jack CARDIFF (1914-2009)   

« Beaucoup de réalisateurs qui ont pas mal vécu acquièrent un regard lugubre, comme si leur âme était marquée, comme les pilotes de chasse qui ont survécu à une guerre. » 

Jack Cardiff est décédé dans sa maison du Cambridgeshire, en Angleterre, le 22 avril 2009. Il fut l’un des meilleurs chef-opérateurs au monde, particulièrement entre les années 40 et 60 où il donna à de grands classiques une touche d’élégance rarement égalée. Grâce à lui, notamment, Ava Gardner n’a jamais paru plus désirable qu’à l’époque où elle incarnait PANDORA ou LA COMTESSE AUX PIEDS NUS. Jack Cardiff fut aussi un solide réalisateur, réalisateur de films à succès dans les années 60, notamment avec AMANTS ET FILS, LES DRAKKARS et LE DERNIER TRAIN DU KATANGA. Mais c’est incontestablement son talent de chef opérateur qui lui valut une réputation d’artiste de la caméra, dont la science des éclairages et de la couleur lui valut le surnom de « Jack O’Lantern ».

Il se nommait en fait John G.J. Gran, et naquit le 18 septembre 1914 à Great Yarmouth, Norfolk (Angleterre). Jack Cardiff était un véritable enfant de la balle, fils de parents artistes de music hall – son père avait même travaillé une fois avec Charles Chaplin en personne. Jack Cardiff fit ses « grands » débuts au cinéma comme acteur dans des films muets, jouant enfant aux côtés de ses parents. Dans sa famille, il comptait aussi une future actrice de renom, la pétulante et regrettée Kay Kendall (LES GIRLS), compagne de Rex Harrison avec qui il travailla souvent. Il prit à l’âge adulte le même nom de scène que son père.

À 15 ans, le jeune Cardiff travaille comme assistant caméraman, clappeur et employé de production pour la British International Pictures – notamment pour un film d’Alfred Hitchcock THE SKIN GAME. Bien des années après, le grand cinéaste le retrouverait comme professionnel accompli, signant la photo léchée de son film LES AMANTS DU CAPRICORNE. Il fut l’ami à cette époque de deux futurs grands de l’image, Ted Moore (futur chef opérateur des James Bond avec Sean Connery), et de Freddie Young (ni plus ni moins que le chef opérateur des chef-d’oeuvres de David Lean – LAWRENCE D’ARABIE et DOCTEUR JIVAGO), pour lequel Cardiff et Moore travaillaient.   

En 1935-1936, Jack Cardiff devient opérateur caméra et chef-opérateur occasionnel, travaillant surtout pour la London Films et Denham Studios. Il se distingue très vite par sa curiosité envers les nouvelles techniques du cinéma, devenant en 1936 le tout premier opérateur à tourner un film Technicolor en Grande-Bretagne, WINGS OF THE MORNING / La Baie du Destin, avec Henry Fonda un esprit de pionnier que l’on retrouvera aussi, plus tard dans sa carrière, quand il s’essaiera au procédé Smell-O-Vision, utilisé sur un seul film : SCENT OF MYSTERY, dont il fut le réalisateur !  

Durant la 2e Guerre Mondiale, il travaille comme opérateur pour des films dinformation publique. 1943 est l’année du grand tournant professionnel de Jack Cardiff : le voilà caméraman de la 2e équipe du film de Michael Powell & Emeric Pressburger, COLONEL BLIMP. Les cinéastes de la compagnie des Archers, impressionnés par son talent sur une scène tournée par ses soins (une séquence où des trophées de chasse indiquent le passage du Temps dans l‘histoire du colonel en question), lengageront pour trois autres de leurs chef-d’oeuvres ultérieurs après la Guerre : UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT, LE NARCISSE NOIR et LES CHAUSSONS ROUGES. Ces films feront de Cardiff un des chefs-opérateurs les plus appréciés pour de futures grandes productions (voir l‘impressionnante filmographie plus bas).Cardiff gagna notamment l’Oscar et le Golden Globe de la Meilleure Photographie pour LE NARCISSE NOIR, où sa connaissance des grands peintres (il citera Vermeer et Le Caravage comme influences majeures) donnera au film de Powell une esthétique unique, magnifiée par un emploi magistral du Technicolor. Jugez plutôt ci-dessous ! 

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Les années 50 sont une période faste pour Jack Cardiff, qui signe la lumière de nombreux classiques du cinéma hollywoodien. Il magnifie notamment Ava Gardner dans PANDORA et LA COMTESSE AUX PIEDS NUS, signe pour King Vidor la lumière de GUERRE ET PAIX, et se montre apte à travailler en extérieurs dans de grands films d’aventures aux tournages souvent difficiles (AFRICAN QUEEN de John Huston, LES VIKINGS de Richard Fleischer).Sa réputation est telle que Marilyn Monroe elle-même, connue pourtant pour les difficultés qu’elle créait sur les tournages, aurait insisté pour quil soit le chef-opérateur du PRINCE ET LA DANSEUSE, le film réalisé par Laurence Olivier. Cardiff signera d’ailleurs de très belles photographies de Marilyn durant le tournage. 

À cette époque, Cardiff s’intéresse également à la mise en scène, et tente de devenir réalisateur. En 1953, il tourne THE STORY OF WILLIAM TELL avec Errol Flynn, mais le tournage en Suisse, financé par la star déchue sarrête, faute de moyens. Pas découragé, Cardiff deviendra réalisateur en 1958 avec INTENT TO KILL/Tueurs à Gages, un thriller. 

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Un extrait d’AMANTS ET FILS avec Dean Stockwell.  

Il signera ses films les plus connus durant la décennie suivante : AMANTS ET FILS en 1960 (Golden Globe du Meilleur Réalisateur, Oscar de la Meilleure Photo et 7 autres nominations aux Oscars), un grand drame avec Trevor Howard, Wendy Hiller et le jeune Dean Stockwell ; la virile épopée de 1963 THE LONG SHIPS / Les Drakkars, avec Richard Widmark face à Sidney Poitier, où il met à profit son savoir-faire acquis avec LES VIKINGS ; LE JEUNE CASSIDY en 1965, reconstitution des jeunes années irlandaises de l’écrivain Sean O’Casey incarné par Rod Taylor. Cardiff y remplace en urgence en fait le grand John Ford, gravement malade, au bout de quelques jours, et s’en tire avec les honneurs. Et, en 1968, Cardiff signe un petit classique du « film de commando », THE MERCENARIES / Le Dernier Train du Katanga – toujours avec Rod Taylor. 

Toujours très actif avec les années, Jack Cardiff travaillera presque exclusivement dans les années 70-80 comme chef-opérateur, pour des films hélas moins prestigieux. Malgré tout, il se tire toujours honorablement de ses engagements, dont les plus connus sont MORT SUR LE NIL avec Peter Ustinov en Hercule Poirot, le film de mercenaires LES CHIENS DE GUERRE avec Christopher Walken. Le réalisateur John Irvin a certainement aimé THE MERCENARIES et travaillera de nouveau avec Cardiff pour son film suivant, LE FANTÔME DE MILBURN, un film fantastique méconnu et réussi avec les vieillissants Fred Astaire et Melvyn Douglas harcelés par un spectre terrifiant. Cardiff travaillera aussi notamment avec les Messieurs Muscles les plus célèbres des années 80, Arnold Schwarzenegger pour CONAN LE DESTRUCTEUR et Sylvester Stallone, dont il signe la photo tropicale pour le méga-succès de 1985, RAMBO : FIRST BLOOD, PART II / Rambo II.  

 

Jack Cardiff se retirera peu à peu progressivement des plateaux de tournage, mais continuera à être très actif dans ses dernières années, épaulant de jeunes réalisateurs débutants. Il laisse sa dernière épouse Niki et ses quatre fils : John, Rodney, Peter et Mason.

Ce grand maître de la lumière nous laisse une filmographie impressionnante, truffée de récompenses. Vous trouverez aussi quelques scènes issues des classiques qu’il a contribué à mettre en images.  

Oscars :  

1948 LE NARCISSE NOIR – Meilleure Photographie

2001 Oscar Honoraire pour lensemble de sa carrière et sa contribution au Cinéma (un record de 53 années écoulées pour un même récipiendaire dau moins 2 Oscars !)  

Golden Globes :

1948 LE NARCISSE NOIR – Meilleure Photographie 1960 AMANTS ET FILS – Meilleur Réalisateur

 

Autres prix reçus par Jack Cardiff :

1960 AMANTS ET FILS – Prix du National Board of Review du Meilleur Réalisateur, et Prix du Cercle des Critiques de Films New-yorkais du Meilleur Réalisateur

1961 FANNY – Golden Laurel Award, 3e Place, pour la Photographie Couleur

1994 Prix International de lAmerican Society of Cinematographers  

Prix Spécial de la British Society of Cinematographers pour lensemble de son œuvre  

1997 Prix du Cercle des Critiques de Films Londoniens pour lensemble de son œuvre  

Nominations : 

Oscar de la Meilleure Photographie :  1957 GUERRE ET PAIX

1962 FANNY  

 

Oscar du Meilleur Réalisateur, Palme dOr du Festival de Cannes, Prix de la Mise en Scène de la Directors Guild of America :

1960 AMANTS ET FILS 

BAFTA TV Award du Meilleur Caméraman : 

1985 PAVILLONS LOINTAINS  

Titres honorifiques :

Officier de lEmpire Britannique en 2000. 

Patron de la Brighton Film School.  

Membre Honoraire de la GBCT, Guild of British Camera Technicians.

Nommé Compagnon du BFI (British Film Institute)  

Filmographie de Jack Cardiff :  Acteur :

1918 MY SON, MY SON  

1922 BILLYS ROSE  

1923 THE LOVES OF MARY, QUEEN OF SCOTS  

1927 TIPTOES, avec Dorothy Gish  2001 LARRY AND VIVIEN : THE OLIVIERS IN LOVE   

Clappeur, assistant caméraman et opérateur caméra : 

1929 HARMONY HEAVEN, THE AMERICAN PRISONER et HATE SHIP  

1930 THE FLAME OF LOVE et LOOSE ENDS  

1931 THE SKIN GAME, dAlfred Hitchcock. Jack Cardiff n’est pas crédité au générique  

THE GHOST TRAIN  

1932 DIAMOND CUT DIAMOND  

1935 HONEYMOON FOR THREE et BREWSTERS MILLIONS   

THE GHOST GOES WEST / Fantôme à Vendre, de René Clair, avec Robert Donat  

1936 THE CORONATION OF KING GEORGE VI et AS YOU LIKE IT  

THINGS TO COME / La Vie Future ou Les Mondes Futurs, de William Cameron Menzies   THE MAN WHO COULD WORK MIRACLES, de Lothar Mendes – Jack Cardiff est l’opérateur caméra effets spéciaux du film, non crédité au générique  

1937 DARK JOURNEY  

LE CHEVALIER SANS ARMURE, de Jacques Feyder, avec Marlene Dietrich et Robert Donat  

1939 LES QUATRE PLUMES BLANCHES, de Zoltan Korda  

1943 THE LIFE AND DEATH OF COLONEL BLIMP, de Michael Powell & Emeric Pressburger, avec Roger Livesey, Deborah Kerr et Anton Wallbrook  

1959 LE JOURNAL DANNE FRANK, de George Stevens – Jack Cardiff était lopérateur des scènes dextérieur tournées à Amsterdam.  

Chef-opérateur, ou Directeur de la Photographie :  

1935 LES DERNIERS JOURS DE POMPÉI, de Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper - Cardiff n’est pas crédité.      

1937 WINGS OF THE MORNING / La Baie du Destin, de Harold D. Schuster   1938 LA CACCIA ALLA VOLPE NELLA CAMPAGNA, documentaire d’Alessandro Biasetti  

1938-1944 : courts-métrages documentaires – PARIS ON PARADE, WORLD WINDOWS, MAIN STREET OF PARIS, WESTERN ISLES, QUEEN COTTON, PLASTIC SURGERY IN WARTIME, GREEN GIRDLE, THIS IS COULOUR, OUT OF THE BOX, COLOUR IN CLAY, BORDER WEAVE, SCOTTISH MAZURKA et WESTERN APPROACHES  

1942 THE GREAT MR. HANDEL, de Norman Walker  

1945 CÉSAR ET CLÉOPÂTRE, de Gabriel Pascal, avec Claude Rains, Vivien Leigh et Stewart Granger  

1946 UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT, de Michael Powell & Emeric Pressburger, avec David Niven  

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 « vous savez, ce que ça nous manque, le Technicolor, là-haut ! »

 

1947 LE NARCISSE NOIR, de Michael Powell & Emeric Pressburger, avec Deborah Kerr  

1948 LES CHAUSSONS ROUGES, de Michael Powell & Emeric Pressburger, avec Moira Shearer et Anton Wallbrook   

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le ballet de Moira Shearer dans LES CHAUSSONS ROUGES.  

ARABIAN BAZAAR, documentaire  

SCOTT OF THE ANTARCTIC, de Charles Frend, avec John Mills  

1949 UNDER CAPRICORN / Les Amants du Capricorne, d’Alfred Hitchcock, avec Ingrid Bergman et Joseph Cotten  

1950 PEINTRES ET ARTISTES MONTMARTROIS, documentaire court-métrage  

LA ROSE NOIRE, de Henry Hathaway, avec Tyrone Power et Orson Welles  

1951 PARIS, documentaire court-métrage  

PANDORA AND THE FLYING DUTCHMAN / Pandora, d’Albert Lewin, avec Ava Gardner et James Mason  

AFRICAN QUEEN, de John Huston, avec Katharine Hepburn et Humphrey Bogart  

1952 THE MAGIC BOX, de John Boulting, avec Robert Donat et Richard Attenborough  

IT STARTED IN PARADISE, de Compton Bennett  

1953 THE STORY OF WILLIAM TELL, de lui-même, avec Errol Flynn - tournage inachevé. 

THE MASTER OF BALLANTRAE, de William Keighley, avec Errol Flynn  

1954 MONTMARTRE NOCTURNE, documentaire court-métrage  

IL MAESTRO DI DON GIOVANNI, de Milton Krims, avec Errol Flynn et Gina Lollobrigida  

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Bande-annonce de LA COMTESSE AUX PIEDS NUS. Ava dans toute sa splendeur !  

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS, de Joseph L. Mankiewicz, avec Ava Gardner, Humphrey Bogart et Rossano Brazzi  

1956

 

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Les dernières minutes de GUERRE ET PAIX.  

GUERRE ET PAIX, de King Vidor, avec Audrey Hepburn et Henry Fonda  

THE BRAVE ONE / Les Clameurs se sont tues, d’Irving Rapper   

1957 LE PRINCE ET LA DANSEUSE, de et avec Laurence Olivier et avec Marilyn Monroe  

LEGEND OF THE LOST / La Cité Disparue, de Henry Hathaway, avec John Wayne et Gina Lollobrigida   

1958 THE BIG MONEY / In The Pocket, de John Paddy Carstairs  

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LES VIKINGS : les funérailles d’Einar (Kirk Douglas) et le générique de fin !

 

LES VIKINGS, de Richard Fleischer, avec Kirk Douglas, Tony Curtis, Janet Leigh et Ernest Borgnine  

1961 FANNY, de Joshua Logan, avec Leslie Caron, Maurice Chevalier, Charles Boyer et Horst Buchholz  

1968 THE MERCENARIES / Le Dernier Train du Katanga, de lui-même, avec Rod Taylor et Yvette Mimieux  

THE GIRL ON A MOTORCYCLE / La Motocyclette, de lui-même, avec Alain Delon et Marianne Faithfull ! Scénario co-écrit par Cardiff. 

1973 SCALAWAG, de et avec Kirk Douglas  

1975 RIDE A WILD PONY, de Don Chaffey  

1977 CROSSED SWORDS ou THE PRINCE AND THE PAUPER, de Richard Fleischer, avec Oliver Reed, Raquel Welch, Ernest Borgnine et George C. Scott  

1978 MORT SUR LE NIL, de John Guillermin, avec Peter Ustinov, Mia Farrow, Jane Birkin, Bette Davis et David Niven  

1979 THE FIFTH MUSKETEER, de Ken Annakin, avec Sylvia Kristel, Ursula Andress, Cornel Wilde, José Ferrer, Lloyd Bridges, Rex Harrison et Olivia De Havilland  

AVALANCHE EXPRESS, de Mark Robson, avec Lee Marvin et Robert Shaw  

UN HOMME, UNE FEMME ET UNE BANQUE, de Noel Black, avec Donald Sutherland  

1980 THE AWAKENING / La Malédiction de la Vallée des Rois, de Mike Newell, avec Charlton Heston  

LES CHIENS DE GUERRE, de John Irvin, avec Christopher Walken  

1981 GHOST STORY / Le Fantôme de Milburn, de John Irvin, avec Fred Astaire et Melvyn Douglas  

1983 THE WICKED LADY / La Dépravée, de Michael Winner, avec Faye Dunaway, Alan Bates et John Gielgud  

1984 PAVILLONS LOINTAINS, mini-série TV de Peter Duffell, avec Amy Irving, Omar Sharif, John Gielgud et Christopher Lee  

SCANDALOUS, de Rob Cohen  

LES DERNIERS JOURS DE POMPÉI, mini-série TV de Peter Hunt, avec Ernest Borgnine, Laurence Olivier, Franco Nero et Ned Beatty  

CONAN LE DESTRUCTEUR, de Richard Fleischer, avec Arnold Schwarzenegger  

1985 CAT’S EYE, de Lewis Teague, avec Drew Barrymore et James Woods  

RAMBO : FIRST BLOOD, PART II / Rambo II, de George Pan Cosmatos, avec Sylvester Stallone  

1986 TAI-PAN, de Daryl Duke, avec Bryan Brown  

1987 MILLION DOLLAR MYSTERY, de Richard Fleischer  

1989 CALL FROM SPACE, court-métrage de Richard Fleischer    

1990 THE MAGIC BALLOON, court-métrage de Ronald Neame  

1991 VIVALDI’S FOUR SEASONS  

1998 THE DANCE OF SHIVA, court-métrage de Jamie Payne, avec Kenneth Branagh  

2000 THE SUICIDAL DOG, court-métrage de Paul Merton  

2004 THE TELL-TALE HEART, d’après LE CŒUR RÉVÉLATEUR d’Edgar Allan Poe, court-métrage de Stephanie Sinclaire – Cardiff en est également le chef monteur. 

FLAMINGO BLUES, de Robbi Stevens – Cardiff est crédité comme conseiller à la lumière.  

2005 LIGHTS2, court-métrage de Marcus Dillistone, avec John Mills  

2007 THE OTHER SIDE OF THE SCREEN, documentaire de Stanley A. Long  

Réalisateur :  

1953 THE STORY OF WILLIAM TELL  

1958 INTENT TO KILL / Tueurs à Gages, avec Richard Todd et Herbert Lom  1959 WEB OF EVIDENCE ou BEYOND THIS PLACE / Fils de Forçat, avec Van Johnson et Vera Miles  

1960 SCENT OF MYSTERY, avec Peter Lorre, Elizabeth Taylor et Denholm Elliott  

AMANTS ET FILS avec Trevor Howard, Wendy Hiller et Dean Stockwell  

1962 MA GEISHA, avec Shirley MacLaine, Yves Montand et Edward G. Robinson 

THE LION, avec William Holden, Trevor Howard et Capucine, daprès « Le Lion », de Joseph Kessel  

1963 THE LONG SHIPS / Les Drakkars, avec Richard Widmark et Sidney Poitier  

1965 LE JEUNE CASSIDY, avec Rod Taylor, Maggie Smith, Michael Redgrave et Julie Christie  

LE LIQUIDATEUR, avec Rod Taylor et Trevor Howard   1968 THE MERCENARIES / Le Dernier Train du Katanga  

THE GIRL ON A MOTORCYCLE / La Motocyclette  

1973 PENNY GOLD, avec Francesca Annis  

1972-1973 : 4 épisodes de la série TV britannique FOLLYFOOT : THE HUNDRED POUND HORSE, THE PRIZE, THE CHALLENGE et THE LETTER  

1974 THE MUTATIONS ou THE FREAKMAKER avec Donald Pleasance  

 

Directeur Artistique et Coordinateur des Effets Visuels :  

2005 SILENCE BECOMES YOU, de Stephanie Sinclaire  

 

 

Lien Internet vers une rubrique consacrée à Jack Cardiff, sur un site en anglais :

http://www.cinematographers.nl/GreatDoPh/cardiff.html

Le Rêveur Illimité – In Memoriam J.G. BALLARD (1930-2009)

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J.G. BALLARD (1930-2009)  

« Je crois à mes obsessions personnelles, à la beauté de l’accident de voiture, à la paix de la forêt engloutie, à l’émoi des plages estivales désertes, à l’élégance des cimetières de voitures, au mystère des parkings à étages, à la poésie des hôtels abandonnées. »  

« Le futur va être ennuyeux. La suburbanisation de la planète continuera, et la suburbanisation de l’âme suivra peu de temps après. »    

Son nom demeure méconnu du grand public, peut-être même n’avez-vous jamais entendu parler de lui dans les médias, jusqu’à cette semaine et l’annonce de sa mort, ce dimanche 19 avril 2009. J.G. Ballard était cependant reconnu pour l’un des plus grands écrivains britanniques des quarante dernières années. Et son nom est lié au cinéma, entre autres à l’un des plus beaux films de Steven Spielberg, EMPIRE DU SOLEIL, adapté de son roman basé sur sa propre enfance en Chine occupée par le Japon. Fer de lance de la nouvelle vague de la science-fiction littéraire, critique impitoyable de nos sociétés modernes, J.G. Ballard avait développé un univers littéraire unique, où les technologies, les sociétés et les bouleversements de l’environnement affectent de manière irrémédiable la fragile psychologie humaine. À tel point que son nom a inspiré un nouvel adjectif dans le très sérieux Dictionnaire Anglais Collins : « ballardien ». L’auteur méritait bien donc un petit hommage dans ces pages !  

Je prie les lecteurs et Ségolène Royal de bien vouloir m’excuser d’avance de certaines approximations, ou oublis éventuels, dans la petite biographie qui va suivre – les notices consacrées à la vie et l’œuvre de Ballard sur Internet sont parfois imprécises…  J’ai aussi pioché certaines des citations de l’écrivain dans le livre de Lorris Murail, LES MAÎTRES DE LA SCIENCE-FICTION, de la collection Les Compacts, parue chez Bordas.  

 

James Graham Ballard est né le 15 novembre 1930 à Shanghai, où il passa toute son enfance, vivant dans la colonie anglaise du Settlement International, « l’un des endroits les plus extraordinaires, les plus bizarres de la planète » comme il le dira plus tard. Fils d’un chimiste de la Calico Printers Assocation, devenu PDG de la filiale chinoise d’une grande entreprise textile de Manchester, China Printing and Finishing Company, le jeune Ballard n’a donc alors jamais connu sa mère patrie, l’Angleterre. Son roman EMPIRE DU SOLEIL (commencé 1980 et publié en 1984) est largement autobiographique. Le jeune « garçon anglais difficile » a bien connu les conditions terribles de la 2e Guerre

Mondiale après l’invasion du Settlement par les troupes Japonaises, juste après l’attaque de Pearl Harbour, en décembre 1941. Comme des milliers de concitoyens britanniques des colonies, Ballard fut interné en 1942 (ou 1943 ?) dans un camp de prisonniers près de Shanghai, à Lunghua. Cependant, il n’a pas été séparé de ses parents, comme le jeune héros du roman. Sur cette dure époque, le romancier a une vision pour le moins nuancée, entre l’innocence de l’enfance et la découverte d’une violence sans nom :

« J’ai des souvenirs… je ne dirais pas heureux… mais pas déplaisants du camp (…) Je me souviens beaucoup des brutalités et des violences qui avaient lieu – mais dans le même temps nous les enfants, nous jouions à mille et un jeux tout le temps ! »

Notons que c’est à onze ans que le jeune Ballard écrit son tout premier livre, demeuré inédit. Il avait pour sujet le contrat au bridge, un sujet qu’évoque l’interprète de Jim, le tout jeune Christian Bale, dans le film de Spielberg !  

 

Après la fin de la guerre, il part pour l’Angleterre en 1946, et est vite choqué par la vie britannique qui lui paraît détachée des réalités, ce qui n‘a rien d‘étonnant, compte tenu du caractère du futur écrivain, tout juste sorti de dures années de détention. Il étudie à la Leys School de Cambridge, mais ne s’intègre pas aux autres étudiants. Ces années d’après-guerre sont difficiles pour le jeune Ballard, qui étudie par la suite la médecine au King’s College de Cambridge, mais qu’il ne pratiquera jamais. En 1951, toujours au King’s College, J.G. Ballard écrit pour un concours THE VIOLENT NOON, une histoire criminelle pastichant Hemingway et publiée dans le journal du campus.  

Par la suite, Ballard étudie la Littérature Anglaise durant une année à l’Université de Londres, sans succès. Il y découvre la psychanalyse et le surréalisme qui le fascineront toute sa vie. Notamment les peintures de Dali, Magritte, Chirico, Ernst ou Delvaux, qui influenceront ses futures œuvres cataclysmiques regorgeant de vastes paysages désertiques et hostiles. En attendant, Ballard fait des petits boulots, comme rédacteur dans une agence de publicité et démarcheur en encyclopédies. Sur un coup de tête, il rejoint la RAF au Canada. À cette époque, il écrit sa première nouvelle de science-fiction, PASSEPORT POUR L’ÉTERNITÉ. En 1955, J.G. Ballard épouse Helen Mary Matthews, dont il aura trois enfants – dont une fille, Bea Ballard, productrice exécutive à la Télévision britannique.  

Vers 1956, J.G. Ballard se met à écrire sérieusement et est publié pour la première fois par le magazine New Worlds : c’est la nouvelle PRIMA BELLADONNA. Jeune père, il gagne difficilement sa vie en travaillant dans une bibliothèque jusqu’à devenir rédacteur en chef d’une revue scientifique, Chemistry and Industry, en 1957. La famille s’agrandit, il part vivre à Shepperton dans la banlieue de Londres. Pendant ses 2 semaines de congés annuels, il écrit son premier roman et obtient un contrat avec Berkley Books.  

Dans les années qui vont suivre, Ballard écrit plusieurs livres de science-fiction post-apocalyptique, où des catastrophes naturelles ravagent la planète entière : LE VENT DE NULLE PART, SÉCHERESSE, LE MONDE ENGLOUTI, et LA FORÊT DE CRISTAL, ainsi que beaucoup de nouvelles, les plus réussies étant rassemblées dans les recueils CAUCHEMAR A QUATRE DIMENSIONS, LA PLAGE ULTIME et VERMILION SANDS. Ces romans sont tout de suite très remarqués et appréciés des spécialistes, et sont désormais reconnus comme des œuvres majeures. Inondations, détraquement de la végétation, désertification… sont autant de thèmes qui gardent toute leur acuité prophétique quarante ans après la publication des livres. Son activité et son talent font de lui l’un des auteurs phares de la nouvelle science-fiction britannique, aux côtés de Brian Aldiss (LE MONDE VERT, le cycle HELLICONIA, et dont la nouvelle DES SUPERJOUETS POUR L’ÉTÉ est devenue au cinéma A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, autre œuvre mal connue de Steven Spielberg !), John Brunner (TOUS A ZANZIBAR, LE TROUPEAU AVEUGLE) et Christopher Priest (LE MONDE INVERTI, LE PRESTIGE).  

Une tragédie personnelle touche J.G. Ballard au plus près en 1964, quand Helen décède d’une pneumonie. C’est vers cette même époque qu’il devient écrivain professionnel. Il s’intéresse aux techniques d’écriture expérimentale de William S. Burroughs (LE FESTIN NU), et collabore activement au magazine New Worlds de son collègue Michael Moorcock. Le style de Ballard évolue, passant de récits plus « classiques » de Fin du Monde à l’exploration de nouvelles angoisses, la description d’une société occidentale de plus en plus ravagée à chaque roman. Il écrit ainsi LA FOIRE AUX ATROCITÉS, étonnant livre-puzzle sans début ni fin, où le héros déboussolé change de nom à chaque chapitre. La culture médiatique de l’époque y est omniprésente, et sérieusement égratignée, avec des titres aussi évocateurs que « You : Coma : Marilyn Monroe », « Plan for the Assassination of Jacqueline Kennedy », « Love and Napalm : Export USA » et « Why I Want to Fuck Ronald Reagan », entre autres ! Ce dernier chapitre, véritable pamphlet visionnaire, alertait le lecteur sur les futures dérives médiatiques de nos chefs d’État, plus habiles à manipuler l’émotion des masses via les médias qu’à faire appel à leur raison et leur intelligence :

« Surtout, cela me frappa que Reagan fut le premier politicien à exploiter le fait que son public télévisuel n’écouterait pas trop attentivement, voire pas du tout, ce qu’il disait, et pourrait même très bien assumer d’après son attitude, et sa présentation, qu’il disait l’exact contraire des mots sortant de sa bouche. »

 

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L’un des chapitres de LA FOIRE… s’intitule Crash !, et constitue l’embryon de ce que l’on va nommer dans les années 1970 sa Trilogie de Béton. Développant les thèmes abordés dans ce chapitre, J.G. Ballard va écrire CRASH !; un roman provocateur, choquant, pornographique de l’aveu même de son auteur, où un couple tente de tromper son ennui dans une sexualité déviante, où les accidents automobiles servent de stimulus érotiques. Comme l’auteur le dit lui-même, les catastrophes qu’il décrit dans ses romans ont changé :

« CRASH ! (…) traite d’un cataclysme érigé en institution dans toutes les sociétés industrielles, tuant chaque année des milliers de personnes et en blessant des millions. (…) J’ai traité la voiture non seulement comme une métaphore sexuelle, mais aussi comme une image globale de la vie des gens dans la société actuelle. »

On se doute qu’avec un sujet pareil, Ballard prenait le risque de déranger les mentalités, notamment celle de cet anonyme lecteur de maison d’édition qui refusa tout net le manuscrit après l’avoir lu, et écrit : « Cet auteur est au-delà de l’aide psychiatrique. Ne Pas Publier ! ».

CRASH ! a fait l’objet en 1996 d’une adaptation toute aussi controversée par le cinéaste canadien David Cronenberg, mettant en scène James Spader, Holly Hunter, Elias Koteas, Deborah Kara Unger et Rosanna Arquette. Pour beaucoup, le film est un pensum insupportable où l‘ennui des personnages est aussi assommant que celui du spectateur, alors qu’une minorité l’adulera comme l’une des meilleures et plus radicales œuvres du réalisateur de LA MOUCHE et HISTORY OF VIOLENCE. 

Ballard continue sur sa lancée et conclut sa Trilogie avec CONCRETE ISLAND / L’Île de Béton (où un Robinson moderne s‘échoue sur une « île » coincée entre deux bretelles d’autoroute), et HIGH RISE / I.G.H. (où les habitants d’un gratte-ciel, coupés du monde extérieur, vont petit à petit régresser dans la violence et le tribalisme les plus extrêmes). HIGH RISE devrait être prochainement adapté par un autre réalisateur canadien, Vincenzo Natali, auteur notamment du « culte » CUBE.  

THE UNLIMITED DREAM COMPANY / Le Rêveur Illimité vient conclure cette Trilogie en beauté, où un naufragé des airs devient une sorte de Messie surnaturel et cannibale pour les habitants de Shepperton !  

Pour l’anecdote, le style littéraire de Ballard à cette époque, a largement influencé la musique de groupes post-punk : Joy Division, les Manic Street Preachers, The Normal, Radiohead et John Foxx, entre autres… mais aussi The Bugles, dont le tube de 1979 « Video Killed the Radio Stars » doit son titre à une nouvelle de Ballard, THE SOUND-SWEEP !  

 

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En 1980, Ballard s’éloigne de la science-fiction pour s’atteler à l’écriture d’EMPIRE DU SOLEIL, réinventant en quelque sorte les souvenirs de sa propre enfance dans la 2e Guerre Mondiale. EMPIRE DU SOLEIL est publié en 1984, et le livre attire très vite l’attention de Steven Spielberg, qui voit là le projet idéal pour produire le prochain film d’un de ses maîtres à filmer, le grand cinéaste britannique de LAWRENCE D’ARABIE, du DOCTEUR JIVAGO et du PONT DE LA RIVIÈRE KWAI, Sir David Lean en personne. Ce dernier, bien que très intéressé, jugera finalement que les thèmes évoqués sont trop proches du PONT DE LA RIVIÈRE KWAI, et c’est finalement Spielberg lui-même qui va réaliser ce fort beau film.  

Il révèle le talent d’un garçon de 13 ans nommé Christian Bale, et signe là un émouvant récit sur la fin de l’innocence d’un petit britannique sombrant peu à peu dans la folie. Tout en livrant des séquences à grand spectacle dignes du maître anglais, Spielberg s’amuse aussi à faire participer Ballard au tournage, le faisant apparaître très rapidement dans la scène de la party chez les Britanniques costumés au début du film ! Cherchez la scène en question, vous verrez peut-être l’écrivain apparaître rapidement derrière Christian Bale. Est-il déguisé en clown ou en squelette ?…   

En 1987, Ballard publie LE JOUR DE LA CRÉATION, un autre voyage dans la folie, celle d‘un médecin de l‘OMS en Afrique Centrale, persuadé de pouvoir reverdir le Sahara en créant un nouveau fleuve. Un roman qui est ouvertement inspiré par AU CŒUR DES TÉNÈBRES, de Joseph Conrad. Paraîtra ensuite RUNNING WILD / Le Massacre de Pangbourne, où l’auteur revient à ses univers clos en proie à l’extrême violence : un inspecteur de Scotland Yard enquête sur le massacre des adultes d’un quartier résidentiel pour la classe moyenne, et la disparition de leurs enfants adolescents… jusqu’à ce que le lecteur réalise que les meurtriers sont les enfants, se révoltant contre le matérialisme satisfait de leurs géniteurs !  

En 1991, Ballard publie LA BONTÉ DES FEMMES, qui est la « suite » de l’histoire de Jim Graham, son jeune alter ego d’EMPIRE DU SOLEIL, à la découverte de l’Angleterre, de l’Europe et des USA. Le récit se termine avec Jim assistant au tournage d’EMPIRE DU SOLEIL par Spielberg ! Notons aussi que Ballard a à la même époque un recueil de nouvelles, FIÈVRE GUERRIÈRE (qui traite des manipulations médiatiques, à l‘ère de la Guerre du Golfe).  

Ces dernières années, J.G. Ballard demeurera toujours très actif, et publiera plusieurs romans toujours aussi lucides et critiques sur nos sociétés : RUSHING TO PARADISE (éco-terrorisme), COCAINE NIGHTS (manipulations dans un centre de villégiature fermé au monde extérieur), et SUPER CANNES au sujet mordant : une élite d‘hommes d‘affaires vivant en vase clos sur la Côte d‘Azur, vit une vie « idéale » avant de régresser dans le sadisme et la violence raciste. Avec quelques années d’avance, Ballard annonçait là à sa façon la dérive d’un système de classes sociales de plus en plus rongé par sa propre violence. Enfin, il signa MILLENIUM PEOPLE, sur le sujet brûlant du terrorisme et ses ravages psychologiques, et KINGDOM COME (QUE NOTRE RÈGNE ARRIVE).  

 

Deux anecdotes pour finir : J.G. Ballard, en dehors de son activité principale de romancier, a aussi rédigé la première mouture d’un classique « kitsch » du film préhistorique : le film de 1970 signé Val Guest, QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE, avec la pin-up Victoria Vetri. Un titre qui a marqué Michael Crichton et Steven Spielberg, citant ouvertement sur une banderole de JURASSIC PARK ce savoureux film de dinosaures animés à l’ancienne en stop-motion, comme le King Kong de 1933… Spielberg se permettait même dans JURASSIC PARK un second clin d’œil à l’auteur d’EMPIRE DU SOLEIL, en nous rejouant la scène de la réanimation d’un enfant, qui se termine mieux !  

Par ailleurs, J.G. Ballard refusa en 2003 d’être nommé Commandeur de l’Empire Britannique pour « Services rendus à la littérature ». Il dit au Sunday Times : « Des milliers de médailles sont données au nom d’un empire inexistant. Cela nous ridiculise et encourage la déférence à la Couronne. Je pense que c’est exploité par les politiciens et que ça l’a toujours été. » Jusqu’au bout, l’incorrigible Ballard aura été un « garçon difficile » pour son cher pays !  

L’Œuvre de J.G. Ballard :  

 

Littérature :  

Recueils de nouvelles :  

THE VOICES OF TIME AND OTHER STORIES et

BILLENIUM, 1962

PASSEPORT POUR L’ÉTERNITÉ, 1963

CAUCHEMAR A QUATRE DIMENSIONS, 1963

LA PLAGE ULTIME, 1964

THE IMPOSSIBLE MAN, 1966

LES CHASSEURS DE VÉNUS,

THE OVERLOADED MAN,

THE DISASTER AREA et

THE DAY OF FOREVER, 1967

VERMILION SANDS et

CHRONOPOLIS AND OTHER STORIES, 1971

APPAREIL VOLANT A BASSE ALTITUDE, 1976

THE BEST OF J.G. BALLARD, 1977

THE BEST SHORT STORIES OF J.G. BALLARD, 1978

MYTHES D‘UN FUTUR PROCHE, 1982

MEMORIES OF THE SPACE AGE, 1988

LA RÉGION DU DÉSASTRE, 1991

FIÈVRE GUERRIÈRE, 1990

NOUVELLES COMPLÈTES 1956/1962, paru en 2001-2006  

 

 

Romans :

LE VENT DE NULLE PART, 1961

LE MONDE ENGLOUTI, 1962

THE BURNING WORLD ou THE DROUGHT / SÉCHERESSE, 1965

THE CRYSTAL WORLD/LA FORÊT DE CRISTAL, 1966

LA FOIRE AUX ATROCITÉS, 1969

CRASH, 1973

CONCRETE ISLAND (L’ÎLE DE BÉTON), 1974

HIGH RISE (I.G.H.), 1975

THE UNLIMITED DREAM COMPANY/LE RÊVEUR ILLIMITÉ, 1980

SALUT L’AMÉRIQUE, 1981

EMPIRE DU SOLEIL, 1984

LE JOUR DE LA CRÉATION, 1987

RUNNING WILD / LE MASSACRE DE PANGBOURNE, 1988 – retraduit en 2008 sous le titre SAUVAGERIE

LA BONTÉ DES FEMMES, 1991

RUSHING TO PARADISE, 1994

LA FACE CACHÉE DU SOLEIL, 1998

COCAINE NIGHTS, 1996

SUPER-CANNES, 2000

MILLENIUM PEOPLE, 2003

QUE NOTRE RÈGNE ARRIVE, 2006  

 

Autobiographies :

MIRACLES OF LIFE, 2006

CONVERSATIONS WITH MY PHYSICIAN : THE MEANING, IF ANY, OF LIFE (à l’état de manuscrit)  

 

Recueil d’Essais :

A USER’S GUIDE TO THE MILLENIUM ESSAYS AND REVIEWS, 1996  

 

Scénarii à la TV :

OUT OF THE UNKNOWN, 1965 – auteur de l’épisode THIRTEEN TO CENTAURUS

JACKANORY, 1966 – auteur de l’épisode GULLIVER IN SPACE  

 

Adaptations de ses œuvres à la TV :

BILLENIUM, 1974 – un téléfilm français

HOME (ou THE ENORMOUS ROOM), 2003 – téléfilm d’après sa nouvelle 

 

Cinéma : 

 

Scénario :

traitement du scénario du film QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE, de Val Guest, 1970  

 

Adaptations de ses œuvres :

EMPIRE DU SOLEIL de Steven Spielberg, 1987

CRASH, de David Cronenberg, 1996

THE ATROCITY EXHIBITION, de Jonathan Weiss (d’après LA FOIRE AUX ATROCITÉS), 2000

APARELHO VOADOR A BAIXA ALTITUDE, de Solveig Nordlund (d’après sa nouvelle APPAREIL VOLANT A BASSE ALTITUDE), 2002

HIGH RISE (en préparation) de Vincenzo Natali, annoncé pour 2011  

 

Courts-métrages d‘après ses nouvelles :

MINUS ONE, 1991

TEN MONOLOGUES FROM THE LIVES OF THE SERIAL KILLERS, 1994  

 

Diverses apparitions de J.G. Ballard à l’écran, dans les documentaires télévisés :

BRAVE NEW WORLDS : THE SCIENCE FICTION PHENOMENON, 1993

DRUG-TAKING AND THE ARTS, 1994,

LONDON ORBITAL, 2002,

et la série THE TOURIST (épisode THE LAST RESORT, 1996)

Hommage à Maurice Jarre – LA ROUTE DES INDES

Je poursuis l’hommage à Maurice Jarre en publiant une petite correction… La vidéo YouTube montrant le maître dirigeant la musique de LA ROUTE DES INDES ne passe pas ! Une erreur de notation du lien commise par votre serviteur est à l’origine du problème. Je corrige donc le tir et vous présente la vidéo de cette superbe musique… en espérant ne pas m’être à nouveau trompé.

Toutes mes excuses et bonne écoute !

Ludovico

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