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Archives pour juillet 2009

In Memoriam : Karl Malden (1912-2009)

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Karl MALDEN (1912-2009)  

Curieux tour que le Destin vient de jouer une nouvelle fois. Deux célèbres natifs de la même ville de Gary, dans l’Indiana, viennent de s’éteindre à une semaine d’intervalle. Ils ont été applaudis et salués chacun à leur façon au long de leur carrières respectives… et pourtant, à y regarder de plus près, ces deux hommes semblent avoir incarné les deux facettes opposées du redoutable monde du show-business à l’américaine…  

L’un est mort à 50 ans dans des circonstances suspectes, l’autre s’est éteint paisiblement à l’âge canonique de 97 ans. L’un n’était qu’un bébé quand l’autre était déjà un professionnel respecté. La mort de l’un a fait le tour du monde entier en quelques minutes, et fait l’objet d’un matraquage médiatique démesuré, la mort de l’autre a été annoncée avec une sobriété égale à celle de sa carrière exemplaire. L’un a acquis très jeune, très (trop) tôt une gloire et une richesse planétaires, l’autre est resté d’une sage discrétion même au sommet de sa carrière, acquise par un travail de longue haleine. L’un était un dangereux obsédé de la chirurgie esthétique, au point de finir par ressembler à un zombie tout droit sorti de son plus célèbre clip, l’autre a su jouer à merveille d’une gueule reconnaissable entre toutes par un nez proéminent, sans doute le plus beau « pif » du cinéma américain, qu’il n’a jamais retouché. L’un a eu des mœurs plus que douteuses, pour ne pas dire pire (étrange comme on « pardonne » vite aux pédophiles, quand ils sont riches et célèbres…), quand l’autre est resté marié plus de 70 années et n‘a jamais créé le scandale.

L’un, vous vous en doutez, s’appelait Michael Jackson ; mais c’est l’autre qui nous intéresse aujourd’hui. il s’appelait Karl Malden.  

Le doyen des grands acteurs américains vient de nous quitter ce mercredi 1er juillet, dans son domicile de Brentwood à Los Angeles. Si Malden ne fut jamais à proprement parler une star, ni même un habitué des premiers rôles, ses 60 ans de carrière, riche en personnages mémorables, méritaient bien un hommage affectueux et un petit rappel de son parcours. J’en profite pour signaler que je parlerai surtout de ses films les plus mémorables – du moins ceux que j’ai pu voir au hasard de nombreuses diffusions. Vous trouverez la liste complète de la filmographie bien fournie de Karl Malden en fin de texte.  

Il s’appelait en réalité Mladen George Sekulovich. L’aîné de trois frères, il est né le 22 mars 1912 à Gary, d’une maman couturière tchèque, Minnie, et d’un papa serbe, Peter Sekulovich, à la fois ouvrier d’aciérie et laitier. Le petit Mladen sait parler le serbe avant même de savoir parler anglais à la maternelle, et, grâce à ses parents, s’intéressera très vite aux arts. Peter, maître de chorale à l’église locale, aime organiser des pièces jouées en Serbe, souvent basées sur les racines yougoslaves de sa famille – aidé par Minnie et Mladen, qui fait ainsi ses premiers pas en tant qu’acteur dans sa communauté. En grandissant, Mladen est un élève populaire ; vedette de l’équipe de basket-ball, il se serait cassé deux fois le nez en jouant… ce nez, que dis-je, ce roc, ce cap, cette péninsule qui prendra donc cette célèbre forme bulbeuse, si reconnaissable par la suite !  

Le jeune homme continue à s’intéresser à l’art dramatique, jouant les productions de son lycée. Diplômé de la Emerson High School en 1931, Mladen Sekulovich ne peut décrocher une bourse d’études en athlétisme, et doit travailler durant trois années difficiles (on est en pleine Grande Dépression) dans les aciéries de Gary, tout comme son père. À 22 ans, il change son nom pour devenir « Karl Malden », choisissant son prénom de scène en hommage à son grand-père. Ceci parce que la toute première compagnie théâtrale dans laquelle il fut engagé voulait raccourcir son nom sur les affiches. Une décision qu’il regretta paraît-il par la suite, étant très fier de ses racines serbes… au point d’y faire souvent allusion des années après, dans les scénarii de nombre de ses films. Par exemple, cette réplique dans PATTON : « Passez-moi ce casque, Sekulovich ! ».   Durant cette période, Karl Malden rejoindra la Goodman School de Chicago, puis, détenteur d’une bourse d’études, diplômé du Chicago Art Institute en 1937, il emménagera à New York avec sa fiancée, l’actrice Mona Greenberg, qu’il épousera l‘année suivante. Ils resteront mariés jusqu’à son décès, 71 années plus tard. Karl Malden fait ses débuts à Broadway, enchaînant du travail à la radio et au théâtre. En 1940, Malden jouera son tout premier rôle au cinéma : celui d’un personnage secondaire nommé Red, dans le drame THEY KNEW WHAT THEY WANTED de Garson Kanin, avec Carole Lombard et Charles Laughton. À la même époque, Karl Malden rejoint une prometteuse compagnie théâtrale new-yorkaise, le Group Theatre, et commence à jouer plusieurs pièces sous la direction d’un jeune metteur en scène de grand talent, un certain Elia Kazan, avec qui il se lie d’amitié. Les Etats-Unis entrant dans la 2e Guerre Mondiale fin 1941, Malden doit mettre sa carrière d’acteur entre parenthèses, pour servir son pays en tant que sous-officier des United States Army Air Forces. Durant son service, en 1943, il joue dans un film de George Cukor, WINGED VICTORY. Malden reprend sa carrière sitôt la guerre finie, retrouvant Elia Kazan et le Group Theatre, devenant de ce fait un des premiers grands noms de l’Actor’s Studio qui va former une pépinière de talents pour les décennies à venir. Dont un certain Marlon Brando, avec qui Malden joue la pièce TRUCKLINE CAFÉ de Maxwell Anderson, et qu’il retrouvera au cinéma dans plusieurs films mémorables. Grâce à ses succès dans les pièces ALL MY SONS d’Arthur Miller ou UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR de Tennessee Williams, Malden attire l‘attention des studios de cinéma, avec son physique atypique, et sa forte présence lui permettant aussi bien d‘incarner des personnages sympathiques que des brutes, ou des personnages ambigus. 1947 est l’année de ses véritables débuts au cinéma, sous l’égide de deux cinéastes qui seront ses réalisateurs attitrés durant les deux décennies suivantes. Henry Hathaway lui donne sa chance dans deux films, 13 RUE MADELEINE et surtout KISS OF DEATH / Le Carrefour de la Mort, où il joue un policier croisant Richard Widmark, l‘un de ses partenaires préférés à l‘écran. Cette même année, Elia Kazan lui donne aussi le rôle non crédité d’un policier dans un autre classique du film noir, BOOMERANG. Ce sont ses tout premiers rôles de policiers, un métier qu’il a interprété un grand nombre de fois à l’écran – son autorité naturelle le prédisposant aussi à jouer des personnages solides de militaires, docteurs et prêtres, comme on le verra par la suite.  

Sa carrière au cinéma décolle vraiment en 1951, où il retrouve Elia Kazan, Marlon Brando et l’univers de Tennessee Williams. En 1951, UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR fait sensation. Si Brando et son t-shirt déchiré font sensation, de même que Vivien Leigh, Malden fait mieux que se défendre dans le rôle de Harold « Mitch » Mitchell, le meilleur ami de Stanley Kowalski (Brando). Mitch, un brave type malheureux en amour, courtise la belle Blanche Dubois (Leigh), et qui apprend l’histoire du décès de son mari dans la scène ci-dessous… L’interprétation touchante de Malden lui vaut de remporter l’Oscar du Meilleur Acteur dans un 2e Rôle en 1952.  

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Après ce succès, les propositions des réalisateurs prestigieux affluent. Alfred Hitchcock lui confie le rôle du suspicieux Inspecteur Larrue qui se méfie du prêtre tourmenté joué par Montgomery Clift, dans le passable thriller I CONFESS / La Loi du Silence, en 1953. Cette même année, Malden joue un sympathique sergent, Laverne Holt, dans le film de Richard Brooks TAKE THE HIGH GROUND ! / Sergent la Terreur, où il est le parfait contrepoint du redoutable sergent instructeur joué par Richard Widmark. Elia Kazan lui confie deux superbes rôles dans les deux années qui vont suivre : dans SUR LES QUAIS (1954), Malden décroche une nomination à l’Oscar du Meilleur Acteur dans un 2e Rôle, pour son interprétation irréprochable du Père Barry Corrigan. Un prêtre sympathisant des dockers malmenés par les gangsters de Lee J. Cobb et Rod Steiger, et qui ose leur tenir tête dans une scène magnifique dans la cale d’un navire (ci-dessous). Corrigan est aussi l’homme qui donne une leçon de dignité à Terry Malloy, l’ex-boxeur devenu indic (fantastique Marlon Brando, récompensé de son premier Oscar), et le pousse à se révolter, contre les caïds menés par Cobb.

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BABY DOLL, tourné en 1955, est une nouvelle association réussie pour Malden et Elia Kazan. Ce drame un peu pesant de Tennessee Williams (le climat étouffant du vieux Sud, sans doute) donne à Malden l’occasion de briller dans le rôle d’Archie Lee Meighan, descendant fruste, déchu d’une famille d’aristocrates sudistes, qui n’en peut plus de devoir attendre la nuit de noces avec sa jeune épouse, la ravissante femme-enfant Baby Doll jouée par Carroll Baker. Il faut dire qu’elle le nargue bien en retardant le plus possible la nuit fatidique, suçant sensuellement son pouce en dormant dans un lit trop petit pour elle, sous le regard voyeur d’Archie ! D‘autant plus que la belle se laisse approcher par un rival en affaires, un Italien libidineux joué par Eli Wallach… Pour son rôle, Malden est nommé au Golden Globe du Meilleur Acteur.  

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Ci-dessus : la bande-annonce de BABY DOLL.

 

Karl Malden continuera d’incarner des personnages mémorables dans les années 60. Il campe ainsi un vilain grandiose, Dad Longworth, dans le western culte ONE-EYED JACKS / La Vengeance aux Deux Visages (1961), signé de Marlon Brando. Dans la peau de Longworth, un ancien repris de justice devenu homme de loi, Malden fait subir un sale quart d’heure à son partenaire du TRAMWAY et de SUR LES QUAIS…  La bande-annonce d’époque, ci-dessous. 

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L’acteur campe par la suite en 1962 Harvey Shoemaker, le sévère directeur de prison de BIRDMAN OF ALCATRAZ / Le Prisonnier d’Alcatraz, très bon film carcéral de John Frankenheimer avec Burt Lancaster dans un de ses grands rôles. Il retrouve Henry Hathaway cette même année pour son western à grand spectacle, tourné en Cinérama, LA CONQUÊTE DE L’OUEST (1962), où il campe le patriarche Zebulon Prescott, qui connaît une fin tragique dans les rapides d‘une rivière déchaînée, laissant orphelines ses deux filles jouées par Debbie Reynolds et Carroll Baker, sa chère Baby Doll. 

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Malden retrouve Richard Widmark et Carroll Baker dans le superbe western de John Ford, CHEYENNE AUTUMN / Les Cheyennes, en 1964. Dans cet hommage tragique aux Indiens d’Amérique, forcés à l’exil et pourchassés par l’Armée, Malden interprète le Capitaine Oskar Wessels, un officier d’origine allemande, forcé d’appliquer à la lettre des ordres criminels, vouant les Cheyennes à l’extinction. La bande-annonce ci-dessus.   

    

L’année suivante, Malden interprète un autre personnage en proie à un grade dilemme moral : Shooter, le croupier de poker, ami du KID DE CINCINNATI, alias Steve McQueen. On serait tenté de dire que dans ce bijou du film de poker, il y a Malden dans les cartes… et effectivement, l’acteur incarne un homme intègre qui, malheureusement pour lui, se fait corrompre par le tricheur Slade (Rip Torn), à la veille du grand tournoi opposant McQueen, Torn et de prestigieux opposants, dont Edward G. Robinson. Malden retrouve Steve McQueen dans un autre très grand western, NEVADA SMITH (1966) de Henry Hathaway. Malden y joue Tom Fitch, un personnage détestable et un beau « méchant » de western, qui a eu le tort de massacrer les parents adoptifs de Max Sand, alias McQueen. Lequel est bien décidé à se venger, en gagnant la confiance du criminel méfiant joué par Malden… Un extrait, ci-dessous, sous-titré en danois.

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À la fin de cette décennie, Karl Malden brille encore une fois dans le rôle historique du Général Omar N. Bradley, sage et pragmatique officier américain, dans le triomphateur PATTON (1970) de Franklin J. Schaffner. Malden y est une nouvelle fois parfait, en second rôle face à l’explosif George C. Scott. Ce dernier décroche l’Oscar du Meilleur Acteur, mérité pour sa prestation dans le rôle du Général Patton, ce fou de guerre mégalomane, poète guerrier et paranoïaque complet. Le tempérament belliqueux de Patton/Scott est parfaitement équilibré par le personnage pondéré de Bradley, qui vient tempérer les excès de son partenaire. Malden a notamment droit à une grande scène, où Bradley perd son calme légendaire et engueule vertement Patton en plein champ de bataille pour le remettre à sa place : « Je ne t’ai pas choisi, George ! Ike t’a choisi ! Parfaitement ! … Je t’aime bien George, tu es le meilleur commandant en chef, mais tu ne sais jamais quand tu dois fermer ta gueule ! Tu es un véritable emmerdeur !!! ». Et le colérique Patton de se calmer aussitôt !  

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ci-dessus : la bande-annonce de PATTON.    

Au tournant des années 70, Karl Malden va raréfier ses apparitions au cinéma. En 1971, on le verra en reporter retraité aveugle, dans le giallo culte de Dario Argento, et en patron de ranch dans le beau western de Blake Edwards, WILD ROVERS / Deux Hommes dans l’Ouest, avec William Holden et Ryan O’Neal en vedette. La suite est connue des fans de séries policières télévisées : de 1972 à 1977, Karl Malden jouera le Lieutenant Mike Stone, dans les 120 épisodes des RUES DE SAN FRANCISCO, où il a pour partenaire un juvénile Michael Douglas. Pour son interprétation comme toujours irréprochable, Malden sera nommé au Golden Globe du Meilleur Acteur de Télévision en 1976, et nommé quatre fois aux Emmy Awards, de 1974 à 1977.  

Avec l’âge, Malden diminuera certes ses apparitions mais restera toujours actif et professionnel jusqu’au bout du nez (désolé…), dans des productions de moindre envergure et de nombreux téléfilms. Sa dernière apparition au cinéma remonte à 1987, avec le drame CINGLÉE de Martin Ritt, où rôle il joue le rôle d’Arthur Kirk face à Barbra Streisand et Richard Dreyfuss. Finalement, Mr Malden, sortira de sa retraite, pour finir sa carrière en beauté, sur une dernière grande performance en 2000, dans l’épisode de THE WEST WING / A la Maison Blanche : TAKE THIS SABBATH DAY. Dans le rôle du Père Thomas Cavanaugh, Malden, âgé de 88 ans, donne une belle leçon à Martin Sheen, comme le prouve l‘extrait ci-dessous, sa dernière grande scène.

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Pour ceux qui comprendraient mal l’anglais, une traduction succincte : Cavanaugh (Malden) dit au Président Bartlett (Sheen) qu’il lui rappelle un homme, des années auparavant, très croyant et pieux, qui refusait d’évacuer sa maison alors qu’une crue allait l’engloutir. Un bulletin radio, un sauveteur en canot et un pilote d’hélicoptère viennent tour à tour l’avertir du danger, et lui offrent une chance de s’en aller sain et sauf. L’homme refuse à chaque fois, persuadé que Dieu l’aime et le sauvera. L’homme meurt noyé. Arrivé au Paradis, l’homme demande à parler à Dieu. « Je croyais que Tu m’aimais, pourquoi ne m’as-Tu pas sauvé ? » Et Dieu de répondre : « Je t’ai envoyé un bulletin d’alerte, un sauveteur en canot et un hélicoptère. Merde, mais qu’est-ce que tu fous ici ? » 

Toute ressemblance entre ce personnage et celui joué par Malden dans SUR LES QUAIS n’est pas fortuite. Après le tournage du film de Kazan, le vénérable comédien avait gardé la bible du Père Barry Corrigan et l’utilisa pour cet épisode, son ultime prestation d’acteur !  

Merci, Mr. Malden, pour tous ces souvenirs du grand et du petit écran. 

Filmographie complète de Karl Malden :

1940

THEY KNEW WHAT THEY WANTED, de Garson Kanin, avec Carole Lombard et Charles Laughton – rôle de Red

1944

WINGED VICTORY, de George Cukor, avec Edmond O’Brien, Red Buttons et Lee J. Cobb – rôle d’Adams

1947

13 RUE MADELEINE, de Henry Hathaway, avec James Cagney – rôle d‘un instructeur parachutiste (NC)

BOOMERANG, d’Elia Kazan, avec Dana Andrews – rôle de l’Inspecteur White (NC)

KISS OF DEATH / Le Carrefour de la Mort, de Henry Hathaway, avec Victor Mature et Richard Widmark – rôle du Sergent William Cullen

1948

Télévision : THE FORD THEATRE HOUR :

LITTLE WOMEN, adaptation des QUATRE FILLES DU DOCTEUR MARCH, de Carl Beer, avec Kim Hunter – rôle non indiqué

1950

THE GUNFIGHTER / L’Homme au Revolver, de Henry King, avec Gregory Peck – rôle de Mac

WHERE THE SIDEWALK ENDS / Mark Dixon Détective, d’Otto Preminger, avec Dana Andrews et Gene Tierney – rôle de l’Inspecteur Thomas

HALLS OF MONTEZUMA / Okinawa, de Lewis Milestone, avec Richard Widmark et Jack Palance – rôle de Doc Jones

Télévision : ARMSTRONG CIRCLE THEATRE, de William Corrigan et John Fitchen : NOMMÉ BUT LOVE – rôle non indiqué

1951

UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR d’Elia Kazan, avec Marlon Brando, Vivien Leigh et Kim Hunter – rôle de Harold « Mitch » Mitchell.

Oscar du Meilleur Acteur dans un 2e Rôle.

1952

THE SELLOUT, de Gerald Mayer, avec Walter Pidgeon – rôle du Capitaine Buck Maxwell

COURRIER DIPLOMATIQUE, de Henry Hathaway, avec Tyrone Power – rôle du Sergent Ernie Guelvada.

OPERATION SECRET, de Lewis Seiler, avec Cornel Wilde – rôle du Major Latrec

RUBY GENTRY, de King Vidor, avec Jennifer Jones et Charlton Heston – rôle de Jim Gentry

1953

I CONFESS / La Loi du Silence, d’Alfred Hitchcock, avec Montgomery Clift et Anne Baxter – rôle de l’Inspecteur Larrue

TAKE THE HIGH GROUND ! / Sergent la Terreur, de Richard Brooks, avec Richard Widmark – rôle du Sergent Laverne Holt

1954

LE FANTÔME DE LA RUE MORGUE, de Roy Del Ruth, avec Claude Dauphin – rôle du Docteur Marais

SUR LES QUAIS, d’Elia Kazan, avec Marlon Brando, Eva Marie Saint, Lee J. Cobb et Rod Steiger – rôle du Père Barry Corrigan. Nommé à l’Oscar du Meilleur Acteur dans un 2e Rôle.

1955

Télévision : OMNIBUS : reprise de UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR, de Michael Ritchie, toujours avec Marlon Brando et Kim Hunter, et Jessica Tandy dans le rôle de Blanche. Malden reprend le rôle de Mitch.

1956

BABY DOLL d’Elia Kazan, avec Carroll Baker et Eli Wallach – rôle d’Archie Lee Meighan. Nommé au Golden Globe du Meilleur Acteur.

1957

FEAR STRIKES OUT / Prisonnier de la Peur, de Robert Mulligan, avec Anthony Perkins – rôle de John Piersall

Karl Malden réalise cette année-là le film TIME LIMIT / La Chute des Héros, avec Richard Widmark. Il fait une apparition non créditée dans le rôle d’un prisonnier de guerre.

BOMBARDIER B-52, de Gordon Douglas, avec Natalie Wood – rôle du Sergent Chuck V. Brennan

1959

THE HANGING TREE, de Delmer Daves, avec Gary Cooper, Maria Schell et George C. Scott – rôle de Frenchy Plante. Malden termine le tournage du film en remplacement de Daves.

1960

POLLYANNA, de David Swift, production Walt Disney, avec Jane Wyman, Hayley Mills, Adolphe Menjou et Agnes Moorehead – rôle du Révérend Paul Ford

1961

THE GREAT IMPOSTOR / Le Roi des Imposteurs, de Robert Mulligan, avec Tony Curtis – rôle du Père Devlin

ONE-EYED JACKS / La Vengeance aux Deux Visages, de et avec Marlon Brando, et avec Katy Jurado, Ben Johnson et Slim Pickens – rôle du Shérif Dad Longworth

PARRISH / La Soif de la Jeunesse, de Delmer Daves, avec Claudette Colbert et Troy Donahue – rôle de Judd Raike

1962

ALL FALL DOWN / L’Ange de la Violence, de John Frankenheimer, avec Eva Marie Saint, Warren Beatty et Angela Lansbury – rôle de Ralph Willart

NOMMÉ OF ALCATRAZ / Le Prisonnier d’Alcatraz, de John Frankenheimer, avec Burt Lancaster – rôle de Harvey Shoemaker

LA CONQUÊTE DE L’OUEST, le segment « Les Rivières » réalisé par Henry Hathaway, avec James Stewart, Debbie Reynolds, Carroll Baker, Agnes Moorehead et Walter Brennan – rôle de Zebulon Prescott

GYPSY / Gypsy, Vénus de Broadway, de Mervyn LeRoy, avec Natalie Wood et Rosalind Russell – rôle de Herbie Sommers. Deuxième nomination au Golden Globe du Meilleur Acteur.

Pour l’anecdote : Karl Malden chante et danse aux côtés de Rosalind Russell et Natalie Wood, mais ses deux chansons, « Together Wherever We Go » et « You’ll Never Get Away From Me », seront supprimées au montage…  

1963

COME FLY WITH ME de Henry Levin – rôle de Walter Lucas. Pour l’anecdote, ce film sur trois charmantes hôtesses de l’air a inspiré à Steven Spielberg une scène grandiose d’ARRÊTE-MOI SI TU PEUX. Vérifiez en tapant une recherche sur ImdB.com !

1964

DEAD RINGER / La Mort Frappe Trois Fois, de Paul Henreid, avec Bette Davis – rôle du Sergent Jim Hobbson

CHEYENNE AUTUMN / Les Cheyennes, de John Ford, avec Richard Widmark, Carroll Baker, Sal Mineo, Dolores Del Rio, Ricardo Montalban, Edward G. Robinson, John Carradine et James Stewart – rôle du Capitaine Oskar Wessels

1965

LE KID DE CINCINNATI, de Norman Jewison, avec Steve McQueen, Edward G. Robinson, Ann-Margret, Rip Torn, Tuesday Weld, Joan Blondell et Cab Calloway – rôle de Shooter

1966

NEVADA SMITH, de Henry Hathaway, avec Steve McQueen, Suzanne Pleshette, Arthur Kennedy et Martin Landau – rôle de Tom Fitch

MURDERER’S ROW / Bien Joué Matt Helm, de Henry Levin, avec Dean Martin et Ann-Margret – rôle de Julian Wall

1967

HOTEL / Hôtel Saint-Gregory, de Richard Quine, avec Rod Taylor, Catherine Spaak, Melvyn Douglas et Merle Oberon – rôle de Keycase

THE ADVENTURES OF BULLWHIP GRIFFIN / L’Honorable Griffin, de James Neilson, avec Roddy McDowall et Suzanne Pleshette – rôle du Juge Higgins

UN CERVEAU D’UN MILLIARD DE DOLLARS, de Ken Russell, avec Michael Caine et Françoise Dorléac – rôle de Leo Newbigen

1968

BLUE, de Silvio Narizzano et ( NC ) Yakima Canutt, avec Terence Stamp et Ricardo Montalban – rôle de Doc Morton

CHAUDS, LES MILLIONS, d’Eric Till, avec Peter Ustinov et Maggie Smith – rôle de Carlton J. Klemper

1970

PATTON, de Franklin J. Schaffner, avec George C. Scott – rôle du Général Omar N. Bradley

1971

LE CHAT A NEUF QUEUES de Dario Argento, avec Catherine Spaak – rôle de Franco Arno

WILD ROVERS / Deux Hommes dans l’Ouest, avec William Holden et Ryan O’Neal – rôle de Walter Buckman

1972

UN VERANO PARA MATAR / Meurtres au Soleil, d’Antonio Isasi-Isasmendi – rôle du Capitaine John Kiley

de 1972 à 1977 :

la série télévisée LES RUES DE SAN FRANCISCO, de Dennis Donnelly et Theodore J. Flicker, avec Michael Douglas – rôle du Lieutenant Mike Stone. Nommé au Golden Globe du Meilleur Acteur de Télévision en 1976, et nommé quatre fois aux Emmy Awards, de 1974 à 1977.

1977

Téléfilm : CAPITAINES COURAGEUX, de Harvey Hart, avec Ricardo Montalban – rôle de Disko Troop

1979

BEYOND THE POSEIDON ADVENTURE / Le Dernier Secret du Poséidon, d’Irwin Allen, avec Michael Caine, Sally Field, Telly Savalas et Slim Pickens – rôle de Wilbur Hubbard

MÉTÉORE, de Ronald Neame, avec Sean Connery, Natalie Wood, Martin Landau, Trevor Howard et Henry Fonda – rôle de Harry Sherwood

1980

Télévision : pilote et série télévisée SKAG – rôle de Pete « Skag » Skagska

1981

Téléfilm WORD OF HONOR de Mel Damski, avec John Malkovich – rôle de Mike McNeill

Téléfilm MIRACLE ON ICE de Steven Hilliard Stern – rôle de Herb Brooks

1982

TWILIGHT TIME, de Goran Paskaljevic – rôle de Marko Sekulovic (!)

1983

L’ARNAQUE 2, de Jeremy Kagan, avec Jackie Gleason, Teri Garr et Oliver Reed – rôle de Gus Macalinski

1984

Téléfilm WITH INTENT TO KILL, de Mike Robe, avec Holly Hunter – rôle de Thomas E. Nolan

Téléfilm FATAL VISION, de David Greene, avec Eva Marie Saint – rôle de Freddy Kassab. Emmy Award du Meilleur Acteur dans un 2e Rôle dans une Série ou un Téléfilm, en 1984.

1985

Téléfilm ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, de Harry Harris, avec Red Buttons, Donald O’Connor, Shelley Winters, Sammy Davis Jr., Telly Savalas, Roddy McDowall et Ringo Starr ! – rôle du Morse

1986

BILLY GALVIN, de John Gray – rôle de Jack Galvin

1987

CINGLÉE, de Martin Ritt, avec Barbra Streisand, Richard Dreyfuss et Eli Wallach – rôle d’Arthur Kirk

1988

Téléfilm MY FATHER, MY SON / La Mort à Retardement, de Jeff Bleckner, avec Keith Carradine – rôle d’Elmo Zumwalt Jr.

1989

Téléfilm THE HIJACKING OF THE ACHILLE LAURO, de Robert E. Collins, avec Lee Grant – rôle de Leon Klinghoffer

1990

Téléfilm CALL ME ANNA, de Gilbert Cates, avec Patty Duke – rôle du Docteur Harold Arlen

1991

Téléfilm ABSOLUTE STRANGERS, de Gilbert Cates, avec Patty Duke – rôle de Fred Zusselman

1992

Téléfilm BACK TO THE STREETS OF SAN FRANCISCO, de Mel Damski – Karl Malden reprend son rôle de Mike Stone, quinze ans après la fin de la série.

1993

Téléfilm THEY’VE TAKEN OUR CHILDREN : THE CHOWCHILLA KIDNAPPING, de Vern Gillum, avec Julie Harris – rôle d’Ed Ray

2000

la série télévisée THE WEST WING / A la Maison Blanche, créée par Aaron Sorkin : épisode 14 de la 1e saison, TAKE THIS SABBATH DAY, avec Martin Sheen, Rob Lowe et Moira Kelly – rôle du Père Thomas Cavanaugh.

 

Autres récompenses obtenues par Karl Malden :

Bambi Award en 1979.

Golden Boot Award en 1997.

Lifetime Achievement Award en 1998 au Festival International du Film de Temecula Valley.

Prix Mary Pickford en 2002 aux Satellite Awards.

Life Achievement Award en 2004 aux Screen Actors Guild Awards. Étoile sur le Walk of Fame au 6231 Hollywood Blvd.



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