En bref… THE MASTER

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THE MASTER, de Paul Thomas Anderson

Août 1945, à la fin de la 2ème Guerre Mondiale. Un marin américain, Freddie Quell, tue le temps sur une plage du Pacifique. Comme pour des centaines de camarades de combat, traumatisés par les épreuves de la guerre, son retour à la vie civile est difficile… Cinq ans plus tard, Freddie, le mental en miettes, erre de travail en travail… jusqu’au jour où, ivre, il saute dans un bateau privé dans le port de San Francisco. Il rencontre son propriétaire, Lancaster Dodd, un homme se présentant comme écrivain, médecin, physicien nucléaire et philosophe. Il aide Freddie à remonter la pente, en le faisant rejoindre «la Cause», un cercle d’initiés dont il est le gourou tout-puissant et séducteur

 

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Dialogue révélateur entre deux spectateurs, un homme âgé et un jeune homme, que j’ai entendu à la fin du film il y a quelques jours… 

L’homme âgé : « - Alors, vous en pensez quoi ?

Le jeune homme, péremptoire : « - Chef-d’oeuvre !

L’homme âgé, perplexe : « - J’ai rien compris.

Le jeune homme, très vexé : « - Mais y a rien à comprendre ! »

Je me demande s’il y a eu le même dialogue dans d’autres salles à propos de THE MASTER… Pourquoi certaines personnes se persuadent-elles, au fait, que s’il n’y a « rien à comprendre » dans une oeuvre, c’est que l’oeuvre est forcément digne d’éloges ? Personnellement, je crois toujours qu’une oeuvre, même la plus austère possible, se devrait d’être toujours claire pour le public. Mais non, certains ont un réflexe de pensée élitiste les poussant à croire le contraire : plus c’est « obscur », mieux c’est…

Le film de Paul Thomas Anderson (BOOGIE NIGHTS, MAGNOLIA, PUNCH-DRUNK LOVE, THERE WILL BE BLOOD) abordait un sujet intéressant (en filigrane de l’étrange histoire d’amitié entre deux hommes complètement différents, la naissance et le développement de la secte de la Scientologie)… malheureusement, le chef-d’oeuvre annoncé s’essouffle en cours de route. Le film devient vite monotone, comme « hypnotisé » par les échanges entre les deux personnages principaux au point d’en oublier d’impliquer le spectateur. Il faut cependant reconnaître que Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman sont excellents (Amy Adams étant quant à elle reléguée au second plan), ce qui sauve un peu l’ensemble.

Film très décevant de la part de Paul Thomas Anderson, d’habitude un très bon cinéaste, consacré nouveau chouchou des membres de la critique internationale, et qui semble avoir décidé de s’adresser à ces derniers en priorité. Mauvais signe…

Ludovic Fauchier.

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