Aspie, or not Aspie ? – Conclusion

Aspie, or not Aspie ? - Conclusion dans Aspie 2001-pour-conclure

CONCLUSION

Fin du voyage ? Ce « petit » abécédaire des Aspergers a fini par devenir un véritable essai de 300 pages, dont la rédaction a parfois échappé à son auteur. Les courtes notices du début ont souvent débordé, en biographies fleuves parfois victimes du piège  »wikipédien » ; mais on aura fait ce qu’on a pu, avec les moyens du bord… Neuf mois ont passé, le bébé est arrivé à terme, il est en pleine forme et, depuis l’orbite terrestre, ouvre bien grand les yeux sur un avenir étrange, effrayant, plein de promesses et d’épreuves… Allusion kubrickienne mise à part, cette conclusion vient à point nommé pour revoir rapidement quelques points, concernant le syndrome d’Asperger et ses singuliers personnages.

Ce fut un voyage plein de surprises, généralement plaisantes ; en me lançant dans l’étude de personnages et de biographies, j’ai pu réfléchir à quelques idées qui ne m’étaient pas évidentes au premier abord. Je dois l’avouer, j’ai entamé cet abécédaire assez égoïstement ; rassembler ces 138 personnages, réels ou fictifs, autistes confirmés ou supposés, a été l’occasion de m’inventer une seconde famille. Dans les moments de doute ou de déprime, se sentir ainsi lié par le syndrome d’Asperger, à des Kubrick, des Einstein, des Spielberg, des Jung, des Nietzsche et autres vous fait vous sentir moins seul, et plus confiant dans vos capacités. Cela peut sembler assez vaniteux, je suppose ; cependant, je ne crois pas m’être mis au même niveau que ces géants. Mais si quelques personnes ayant lu ce blog se sont reconnues dans ces personnages et en tirent une certaine fierté, cela aura été sans doute une bonne chose. Pendant la période où j’ai écrit cet abécédaire, des lecteurs vivant avec le syndrome d’Asperger m’ont contacté et encouragé à continuer sur cette voie ; je les en remercie chaleureusement, et je leur souhaite les meilleures choses pour le reste de leur vie. Je profite de l’occasion d’ailleurs pour remercier également ma famille, mes amis, mes thérapeutes, et toutes les personnes qui m’ont encouragé à tenir ce blog.

Au cours de l’écriture de cet abécédaire, beaucoup de noms ont été oubliés… Soit par ignorance complète de l’auteur, soit parce que leurs noms ne lui sont revenus en mémoire qu’après coup, soit encore, le plus souvent, parce qu’il s’agit de simples hypothèses difficiles à confirmer. Même chez les spécialistes de l’autisme, il y a souvent sujet à débat. Certains mêmes ont subi les foudres compréhensibles de leurs confrères pour avoir cité des personnages réels franchement détestables, comme… Adolf Hitler ou le tueur en série Jeffrey Dahmer. Bigre. Restant persuadé que les autistes sont des personnes par nature pacifique, je reste perplexe quant à ces affreux bonhommes ; s’il est possible que le dictateur nazi ait pu avoir, dans sa jeunesse, des attitudes évoquant l’autisme, il faut aussi se rappeler que les études et hypothèses contradictoires sur son cas sont si nombreuses que l’hypothèse « Aspie » me semble douteuse. Par contre, il est possible que la mère d’Hitler, elle, ait pu être partiellement autiste. Même chose concernant Dahmer ; si son enfance semble correspondre à celle d’un jeune Aspie, la violence et l’horreur de ses actes criminels cadrent mal, je le répète, avec le profil type de l’autiste Asperger. Hypothèses à traiter avec prudence, car nous sommes ici dans un autre domaine d’études, celui de la psychopathologie.

Bien plus dignes d’intérêt, les personnages réels suivants, ont ou ont pu avoir le syndrome. Rappelez-vous que ce ne sont, dans la plupart des cas, que des suppositions, et pas nécessairement des diagnostics avérés. Il sera toujours possible d’en débattre, ou de contester certains noms. Qui seraient-ils ? :

- des écrivains et gens de lettres, comme James M. Barrie (le père de PETER PAN), Samuel Beckett, Lewis Carroll, Arthur C. Clarke, Fiodor Dostoievski, Arthur Conan Doyle, Mark Haddon (auteur du BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT), Michel Houellebecq, James Joyce, Stephen King, Herman Melville, Vladimir Nabokov, Françoise Sagan, Joseph Schovanec (figure familière des documentaires sur l’autisme à la télévision française, auteur de l’excellent JE SUIS A L’EST ! où il raconte sa vie d’Aspie avec beaucoup de lucidité et d’humour, et que j’ai complètement oublié dans mon abécédaire… honte à moi.), Jonathan Swift, William Butler Yeats…

- des musiciens, comme David Byrne (créateur, chanteur et guitariste des Talking Heads), George Harrison (et non pas John Lennon comme je le supposais d’abord. Je me suis trompé de Beatles !)…

- des cinéastes, comme, peut-être, James Cameron, Francis Ford Coppola, David Cronenberg, Brian DePalma, David Fincher, John Ford, Michel Gondry, David Lean, David Lynch, Terrence Malick, Christopher Nolan, Nick Park (créateur de WALLACE ET GROMIT), Ridley Scott, Lars Von Trier, Orson Welles, Wim Wenders, Nicolas Winding Refn, Robert Zemeckis… Ce métier favoriserait-il donc les personnalités autistiques ?

- des scientifiques, comme Marie Curie, sa fille Irène Joliot-Curie, Richard Feynman, Alfred Kinsey, Carl Sagan…

- des acteurs et actrices, comme Greta Garbo, Buster Keaton (pour le « masque » impassible, même dans ses plus dangereuses cascades), ou plus près de nous, Johnny Depp (sa filmographie parle pour lui, non ?), Joaquin Phoenix, Keanu Reeves…

- des philosophes, comme Emmanuel Kant, Baruch Spinoza, voir même Socrate…

- des artistes, comme Antoni Gaudi, John Nash (l’architecte de Buckingham Palace), Suzanne Valadon…

- et plein d’autres personnalités atypiques : Eamon de Valera (le père politique de l’Irlande libre), Grace Hopper (à la fois amiral de la marine américaine, et informaticienne à qui l’on doit notamment le langage COBOL), le général confédéré Thomas Jonathan « Stonewall » Jackson, notre infortuné roi Louis XVI, Gene Roddenberry (le créateur de STAR TREK, ce qui expliquerait bien des choses sur Spock et Data…)… et enfin, Léonard de Vinci en personne.

Une bien belle liste qui pourrait déjà fournir la base d’un possible second volume de l’abécédaire, on ne sait jamais… Liste qui se complèterait de personnages fictifs, possibles autistes et Aspies intéressants : 

Wednesday Addams (Christina Ricci), la fillette gothique impassible des films de LA FAMILLE ADDAMS ; Ash (Ian Holm) et Bishop (Lance Henriksen), inquiétants androïdes de la série des films ALIEN ; Mr. Bean (Rowan Atkinson), pâle imitation de Monsieur Hulot et de Peter Sellers ; Ben (Greg Timmermans), le héros du film BEN X ; Christopher John Francis Boone, héros du roman LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT ; Peter Brand (Jonah Hill) dans le film MONEYBALL (LE STRATEGE) avec Brad Pitt ; Seth Brundle (Jeff Goldblum), avant son horrible métamorphose dans LA MOUCHE ; Dilbert, anti-héros de la b.d. homonyme ; Andy Dufresne, héros de la nouvelle de Stephen King RITA HAYWORTH AND THE SHAWSHANK REDEMPTION, incarné au cinéma par Tim Robbins dans le film LES EVADES (THE SHAWSHANK REDEMPTION) ; l’odieux Basil Fawlty (campé par le génial John Cleese) dans FAWLTY TOWERS ; Rob Gordon, le collectionneur  »incurable » de 33 tours dans HIGH FIDELITY, le roman de Nick Hornby adapté en film (où il est joué par John Cusack) ; Jean-Baptiste Grenouille, l’assassin obsédé par les odeurs des femmes dans LE PARFUM, roman de Patrick Süsskind devenu un film avec Ben Whishaw ; Heidi (Abbie Cornish) dans SOMERSAULT ; Dwayne Hoover (Paul Dano) mutique lecteur de Nietzsche, passionné d’aviation, dans LITTLE MISS SUNSHINE ; L.B. “Jeff” Jeffries (James Stewart), l’inoubliable voyeur hitchcockien de FENÊTRE SUR COUR ; Julius Kelp (Jerry Lewis), maladroit professeur amoureux dans le film THE NUTTY PROFESSOR (DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE) ; Rizwan Khan (Shah Rukh Khan) dans MY NAME IS KHAN ; le sinistre docteur Hannibal Lecter des romans de Thomas Harris et des films avec Anthony Hopkins (mémoire photographique, connaissances encyclopédiques, culture phénoménale, esprit analytique aiguisé… cela collerait, s’il n’avait pas ses goûts culinaires curieux) ; Alexander Ivanovich «Sacha» Loujine (John Turturro) dans LA DEFENSE LOUJINE ; les jumeaux fusionnels Beverly et Elliot Mantle (Jeremy Irons) dans FAUX SEMBLANTS ; Donald Morton et Isabelle Sorenson (Josh Hartnett et Radha Mitchell) dans MOZART AND THE WHALE (en français, CRAZY IN LOVE…) ; Bertram Potts (l’irrésistible Gary Cooper), savant linguiste rigoureux et  »décongelé » par Barbara Stanwyck dans BOULE DE FEU ; le nouveau Q (Ben Whishaw, encore lui) dans SKYFALL ; Adam Raki (Hugh Dancy) dans ADAM ; Sai, le ninja dessinateur du manga NARUTO ; Holly Sargis (Sissy Spacek), compagne  »détachée » d’un tueur fou en cavale, dans BADLANDS ; Sonny (Alan Tudyk) et le docteur Susan Calvin (Bridget Moynahan) dans le film I,ROBOT inspiré d’Asimov ; Melvin Udall (Jack Nicholson), écrivain bourré de TOCS dans POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR ; Carrie White, la souffre-douleur de son lycée, dans le roman de Stephen King (tiens…) CARRIE, incarnée par Sissy Spacek (hello again) dans le film de Brian DePalma (tiens, tiens…) ; Roy Waller (Nicolas Cage), arnaqueur ravagé par les phobies multiples dans MATCHSTICK MEN (LES ASSOCIES, film de Ridley Scott) ; et le trio terrible d’EASY RIDER, les motards Wyatt et Billy (Peter Fonda et Dennis Hopper), et l’avocat George Hanson (Jack Nicholson, encore vous !)…

On m’avait fait remarquer que la majeure partie des figures historiques présentées ici viennent de la culture anglo-saxonne, ou germanique. Très peu de français certifiés « Aspies », en revanche, et pour les autres cultures, pratiquement rien… Il faut bien sûr se rappeler que les portraits présentés ici sont celles de personnes d’exception, dont le parcours est sorti des sentiers battus pour des motifs souvent très différents. Et il faut se rappeler que si la majeure partie des personnes vivant avec le syndrome vivent très bien leur vie (du moins je le leur souhaite) sans avoir à devenir une célébrité dans leur domaine. Cela dit, il me semble que l’on a reconnu beaucoup plus de personnes autistes dans les pays anglo-saxons, germaniques ou nordiques, que partout ailleurs. Serait-ce une question de culture ? En France, pendant longtemps, le sujet a été traité comme un tabou honteux. Encore aujourd’hui, l’autisme et le syndrome d’Asperger dérangent, hélas. Une amie m’a récemment appelé, en colère contre l’institutrice de son fils ; celle-ci avait exclu du spectacle de fin d’année l’un de ses camarades, un petit garçon Aspie trop timide, et cherchait à le faire redoubler parce qu’il ne participait pas en classe… Voilà un exemple navrant de ce qui arrive encore de nos jours, dans notre pays, vis-à-vis des jeunes autistes. Pour ce qui est des autres pays, j’avoue être totalement ignorant sur la façon dont sont ceux-ci sont traités. Qu’en est-il dans les pays d’Europe méditerranéenne, en Afrique, dans les pays arabes, en Asie, en Amérique latine ? Et y a-t-il des cas de personnages célèbres, liés à ces cultures différentes du modèle anglo-saxon, qui aient réussi malgré leurs difficultés ?

Une autre observation : dans les profils des personnages historiques abordés en ces pages, on a pu constater d’étonnantes similarités de parcours, des rencontres décisives, des influences communes, d’étranges coïncidences, voir même des prémonitions… La plupart des personnes historiques décrites en ces pages ont souvent souffert de différences parfois impossibles à exprimer, ou à identifier compte tenu de la méconnaissance de l’autisme en leur temps. Pourtant, ils ont su faire la différence, changé la société, ouvert des voies nouvelles dans leur domaine de prédilection. Here’s to the crazy ones, disait la publicité d’une célèbre marque à la pomme… Tous n’avaient pas la même éducation, la même culture, ni la même personnalité, et si leurs histoires ne sont pas les mêmes, on retrouve certaines similarités dans celles-ci. Inconsciemment, ces hommes et femmes remarquables ont suivi un parcours mythologique, au sens noble du terme. Cela n’est pas à prendre au sens littéral ; point de trésors cachés, d’anneaux magiques ou de princesses en péril ici. Mais il faut juste se rappeler que n’importe quelle vie, n’importe quelle personne, vit son propre récit - son propre mythe. Ceux cités en ces pages ont vécu – ou vivent – leur propre parcours mythologique, même dans les circonstances les plus banales. L’exemple de Temple Grandin, raconté par elle-même dans son livre MA VIE D’AUTISTE, a su parfaitement décrire cela ; « prisonnière » de son handicap, elle a su remarquablement le retourner à son avantage. En se représentant les étapes importantes de sa vie comme autant de portes à franchir, elle a utilisé à merveille la métaphore du seuil, typique de la mythologie. Elle n’a certes pas guéri de son handicap, mais elle l’a apprivoisé. Cette femme jugée « bizarre », qui enfant suscitait moqueries ou méfiance, est devenu aujourd’hui une adulte respectée et appréciée. Elle a su bénéficier de l’aide patiente de quelques proches, surtout de sa mère et d’un professeur l’ayant encouragé à développer son originalité. L’exemple de Grandin rejoint ainsi celui d’autres personnes citées dans cet abécédaire ; on peut voir à quel point elles ont pu trouver un soutien important auprès d’un des parents, voir des deux, et d’un mentor. Le rôle de ces figures formatrices est fondamental dans le développement de la personne autiste. Dans toute quête, vient finalement le moment où la personne concernée ne peut plus compter que sur elle-même, malgré l’aide des amis et des mentors ; l’exemple de ces autistes célèbres devrait amener à faire réfléchir. L’aventure n’est certes pas sans risques, ni souffrances, impasses psychologiques ou crises graves, mais elle en vaut la peine. Pour ma part, les métaphores visuelles de 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE me sont toujours d’une grande aide. Franchir le seuil consiste, dans le film de Kubrick, à sortir de sa caverne, sortir de la sécurité du monde des machines, et oser se jeter dans l’inconnu à travers une porte stellaire.

 

Toujours franchir le passage, donc, malgré le danger et la peur.  Fin de transmission.

 

Ludovic Fauchier.

 

« Le docteur m’a dit qu’un jour, peut-être, on trouvera un médicament pour me guérir. (…) Mais je crois que je ne veux pas être guéri. En fait, la vérité, c’est que, finalement… j’aime bien être un Aspie. »

- Max (Philip Seymour Hoffman), dans le film MARY & MAX.

2 commentaires à “Aspie, or not Aspie ? – Conclusion”


  1. 0 Christophe D 1 juin 2014 à 11:23

    Merci Ludovic Fauchier, superbe travail, indispensable et qui risque d’inspirer beaucoup de gens, tant au sein de la communauté aspie (dont je fais partie) que des autres.

    Par quel mystère les personnes atteintes du syndrome d’Asperger se trouvent-elles reliées en un subtil réseau qui leur permet de produire des œuvres en écho à celles de leurs « semblables » (ce que vous mettez très bien en évidence), et leur inspire en tout cas une fascination élective pour les travaux de ceux-ci ? Cette loi d’attraction se manifeste avant même d’avoir pris le temps d’analyser en détail (et dieu sait que les Aspies savent faire cela !) le contenu exact des œuvres en questions. Comme s’il existait une sorte de tissu relationnel invisible qui compense nos déficits sociaux innés. Rien d’étonnant à ce que votre abécédaire se trouve être pour moi un annuaire quasi complet de ceux et celles dont la personnalité et/ou les travaux ont pu me fasciner au cours de mon existence.

    Très belle idée aussi de mêler aux personnages réels leurs « cousins » imaginaires, tous les Spock, Pr Tournesol et autres… Réplicants. Je ne résiste pas à en ajouter un à votre liste : le formidable Monsieur de Sainte Colombe qui a inspiré « Tous les matins du monde » à l’écrivain Pascal Quignard. Vous avez certainement vu le film assez fidèle qui a été tiré de ce petit livre. Musicien surdoué qui refuse la moindre concession aux singeries sociales de son temps, au point de chasser violemment les émissaires royaux venus réquisitionner son talent, Sainte Colombe ne sort jamais de chez lui, ne se produit plus en public depuis des lustres et ne publie rien de ses œuvres. Il estomaque pourtant sa fille et le jeune Marin Marais en leur déclarant : « Pour moi, il y a quelque chose de plus… c’est la vie passionnée que je mène ».
    À noter que Pascal Quignard, musicien tout autant qu’écrivain, reconnaît avoir traversé à plusieurs reprises des phases d’autisme au cours de sa jeunesse. Lui seul pourrait nous confirmer s’il est re-devenu 100% neurotypique, mais j’imagine que ce type de coïncidence ne manquera pas de vous parler.
    Amicalement à vous,
    Christophe.

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    • 1 kingludo 1 juin 2014 à 22:47

      Merci Christophe pour ce commentaire qui, en dehors des compliments qui m’ont beaucoup touché, est surtout très brillamment et intelligemment rédigé !
      Merci aussi de me suggérer Tous les Matins du Monde et le personnage de Monsieur de Sainte-Colombe… je n’avais vu le film qu’une seule fois, il y a des années, et il m’était sorti de la tête. De mon côté, je continue à rajouter, « pour le fun », d’autres personnages à ma liste d’Aspies fictifs… Il y a trois soirs de cela, j’ai revu l’excellent film de Francis Ford Coppola, Conversation Secrète. Le personnage principal, joué par Gene Hackman, est un spécialiste de l’écoute et de la surveillance, tellement concentré dans son travail qu’il en perd tout sens des relations humaines ordinaires, pour son malheur… Il affiche pas mal de traits Aspies, et (si tu n’as pas vu ce classique des années 1970) je te recommande vivement ce film.

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