En bref… INSIDE LLEWYN DAVIS

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Inside Llewyn Davis, de Joel & Ethan Coen

Llewyn Davis (Oscar Isaac), un chanteur folk, collectionne les galères en ce rude hiver 1961, à Greenwich Village. Il emprunte un peu d’argent où il peut, dort chez des amis se retrouve sans manteau et avec un chat qui n’est pas à lui sur les bras… Llewyn a un autre souci : il a peut-être mise enceinte Jean (Carey Mulligan), la femme de son ami Jim Berkey (Justin Timberlake). Il accepte de chanter pour ce dernier, enregistrant un disque à Columbia, mais doit pour cela renoncer à ses droits d’auteur. La rencontre avec le producteur Bud Grossman (F. Murray Abraham) est sa dernière chance ; Llewyn part pour Chicago, pris en stop par Roland Turner (John Goodman) et son mutique « valet » Johnny Five (Garrett Hedlund)…

 

En bref... INSIDE LLEWYN DAVIS dans Fiche et critique du film inside-llewyn-davis

Plongée dans le petit monde de la musique folk, Inside Llewyn Davis est à ranger parmi les réussites des frères Coen. S’ils s’inspirent de la vie du musicien Dave Van Ronk, c’est pour livrer l’antithèse totale du biopic hagiographique. Inside Llewyn Davis, c’est à vrai dire plus une ballade qu’une histoire à proprement parler, puisque le film suit les déboires d’un homme (Oscar Isaac, impeccable) dont le principal exploit sera d’être passé sur scène avant Bob Dylan… un coup de génie, cette scène finale qui résume à elle seule la vie de l’anti-héros des Coen.

Comme à leur habitude, les cinéastes livrent un film « autre », en dehors des modes, à la fois étrange, familier, plein d’humour et d’angoisse. Un excellent film de science-fiction… C’est sans doute mon autisme qui me fait ressentir cela, car, dans la plupart des cas, les films des Coen sont inclassables, reposant sur des échanges et des références subtiles, et me sont souvent difficiles à comprendre à la première vision. Comme 2001 ou Blade Runner, par exemple, ou, dans un registre différent, les tableaux d’Edward Hopper… Comme je ne connais rien, en plus, à la musique folk en dehors du nom de Dylan, Inside Llewyn Davis me fait donc l’effet d’un dialogue avec deux extra-terrestres parlant une langue inconnue.

Ce qui n’enlève heureusement rien à la qualité du film, que ce soit au niveau de la photographie hivernale dûe au français Bruno Delbonnel, et à une ambiance musicale remarquable. On saluera aussi la belle présence de Carey Mulligan, qui, en quelques minutes de présence, dégage une magie inexplicable, et l’inusable John Goodman, toujours à son aise chez les Coens. Et n’oublions pas le chat !

 

Ludovic Fauchier (membre du CCC, le Comité pour les Chats au Cinéma)

(et qui fera beaucoup mieux la prochaine fois).

 

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La fiche technique :

Réalisé et écrit par Joel & Ethan Coen ; produit par Scott Rudin, Joel & Ethan Coen, Catherine Farrell et Drew P. Houpt (Mike Zoss Productions / Scott Rudin Productions / StudioCanal / ACE / Scott Rudin Productions)

Photographie : Bruno Delbonnel ; producteur exécutif de la musique : T-Bone Burnett ; montage : « Roderick Jaynes » (alias Joel & Ethan Coen)

Direction artistique : Deborah Jensen ; décors : Jess Gonchor ; costumes : Mary Zophres

Distribution : CBS Films / StudioCanal

Durée : 1 heure 45

3 commentaires à “En bref… INSIDE LLEWYN DAVIS”


  1. 0 Tbringmann 1er 12 nov 2013 à 17:54

    C court c humain et j’aime beaucoup le ccc même si les chat et moi ça fait 3

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    • 1 kingludo 14 nov 2013 à 10:16

      Merci beaucoup ! Et même si je ne suis pas spécialement fan des chats en général, le matou du film est irrésistible… Et vive le CCC, à ne pas confondre avec le Comité Contre les Chats (copyright Les Nuls) !

      Répondre

  2. 2 yetaland 28 nov 2013 à 17:52

    Super film !

    Répondre

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