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Archives pour octobre 2014

Joyeux Halloween !

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Bonjour, chers amis neurotypiques !

31 octobre… Inutile de vous faire un dessin : « les citrouilles vont mourir de trouille, car c’est ça, Halloween, Halloween, Halloween ! »

Etant très pris ces derniers temps par mon travail, je n’ai pas écrit grand chose sur les films en cours. En compensation, je vous propose une petite compilation de quelques grands moments de trouille sur pellicule, sans aucune scène gore (enfin, le moins possible). Treize scènes à voir avant minuit, seul, dans le noir, et en poussant le son à fond pour profiter de l’ambiance de rigueur … ha ha ha ha ha ha ha (rire sépulcral à la Vincent Price) !!

 

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A tout saigneur, toute horreur… le grand-père de tous les films d’épouvante, le Nosferatu  de F.W. Murnau (1922), librement adapté du roman Dracula de Bram Stoker. Quand Uther (Gustav van Wagenheim) réalise enfin la vraie nature de son hôte transylvanien, le Comte Orlock (Max Schreck), il est déjà trop tard… sa chère épouse Ellen (Greta Schröder), somnambule, en fait des cauchemars. Elle n’est pas la seule.

 

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1942. Le mariage d’Irena Dubrovna (Simone Simon) et Oliver Reed (Kent Smith) s’écroule, la jeune femme refusant de consommer la nuit de noces par crainte de voir une antique malédiction se réaliser à ses dépens… Cat People (La Féline) du français Jacques Tourneur est resté célèbre pour son art de la suggestion, comme dans cette fameuse scène où Alice Moore (Jane Randolph), la rivale d’Irena, se croit suivie et tente de se changer les idées en allant à la piscine. Mauvaise idée, jeune fille… 

 

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L’ouverture de Night of the Demon (Rendez-vous avec la Peur, 1957), l’ultime chef-d’oeuvre angoissant de Jacques Tourneur (dangereux récidiviste !), nous place en compagnie d’un infortuné scientifique maudit par le sorcier Karswell (Niall McGinnis). Si le démon (un peu kitsch) fut conçu et filmé sans l’accord du cinéaste, le film n’en demeure pas moins le plus terrifiant jamais tourné, durant les si raisonnables années 1950.

 

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The Haunting (La Maison du Diable, 1963) de Robert Wise nous invite à séjourner, en compagnie des trois invités du professeur Markway, spécialiste en parapsychologie, à Hill House… une charmante demeure à l’épouvantable réputation, où personne ne passe la nuit. En compagnie de la fragile Nell (Julie Harris), endormie dans la chambre de Theo (Claire Bloom), nous comprenons vite pourquoi. Déconseillé aux insomniaques.

 

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Hantez, faites comme chez vous… Dans The Changeling (L’Enfant du Diable, 1980) de Peter Medak, John Russell (Georce C. Scott), compositeur endeuillé, emménage dans une vieille maison. Evidemment, il se croit seul… Même l’illustre interprète oscarisé du Général Patton ne peut rien contre une balle très opiniâtre.

 

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Egalement sorti en 1980, The Fog de John Carpenter, un vieil habitué du genre, confronte les habitants d’une petite ville côtière à des spectres revanchards de très, très mauvaise humeur… Les marins pêcheurs du cru sont les premiers à rencontrer les passagers du navire Elizabeth Dane, et leur Capitaine Crochet !

 

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« Coulrophobia« , un néologisme de la langue anglaise, signifie « phobie des clowns ». Poltergeist (1982), fruit de l’association de Tobe Hooper et de Steven Spielberg, a largement contribué en son temps à transmettre cette peur ! Tandis que maman Freeling (JoBeth Williams) se délasse, persuadée que sa maison est débarrassée des spectres qui la hantaient, les petits derniers (Oliver Robbins et Heather O’Rourke) s’endorment sous le regard d’un baby-sitter très antipathique.

 

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L’Exorciste III (1990) de William Peter Blatty (auteur du roman et du scénario du film original) n’est pas un grand film, mais il sait provoquer de sacrés électrochocs… Cette séquence est restée dans les mémoires pour une bonne raison. Un tueur en série, supposé mort exécuté 17 ans plus tôt (à l’époque des évènements de L’Exorciste, donc), rôde-t-il dans les couloirs de cet hôpital de nuit ?

 

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Le Dracula de Francis Ford Coppola a ramené le roman de Bram Stoker dans la lumière. Les chasseurs de vampires menés par Van Helsing (Anthony Hopkins) et Jonathan Harker (Keanu Reeves), le mari de Mina (Winona Ryder), découvrent les impressionnants dons de transformation de leur ennemi, le Comte Dracula (Gary Oldman), de fort méchante humeur. Les vampires n’aiment pas être dérangés au pieu.

 

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L’étoffe dont sont faits les cauchemars, à l’intérieur même des contes de fées… Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro envoie une petite fille, Ofelia (Ivana Baquero), récupérer une clé menant à un monde merveilleux. Ce n’est pas sans risques. La fillette affamée découvre qu’on ne mange pas à l’œil, à la table de l’horrible Homme Pâle (Doug Jones)…

 

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Peur à l’espagnole, suite… L’Orphelinat, réalisé par Juan Antonio Bayona et produit par Guillermo Del Toro (encore un dangereux récidiviste, monsieur le juge !). Après toutes ces scènes chocs, on se calme et on joue à « Un, Deux, Trois, Soleil » avec Laura (Belen Rueda) et les petits pensionnaires d’ un orphelinat déserté depuis la fin du franquisme. Restez calmes… 

 

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Ne jamais irriter une vieille gitane… Christine Brown (Alison Lohman), modeste employée de banque, n’aurait jamais dû écouter son patron et refuser une extension de prêt à Madame Ganush (Lorna Raver). La vieille carne le prend très mal… Cet affrontement dans le parking ouvre les hostilités de Drag Me To Hell (Jusqu’en enfer) ; Sam Raimi, Monsieur Evil Dead, est aux commandes, donc ce sera à la fois effrayant, violent… et drôle !

 

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Check-list : vampires ? OK. Démons ? OK. Fantômes ? OK. Sorciers ? OK. Loups-garous ? … ah, tiens non, pas OK… Pour finir en beauté avec ce passage (doublé en italien) du Wolfman de Joe Johnston, une belle transformation lycanthropique. Une assemblée de doctes médecins londoniens (et un policier joué par Hugo Weaving) examine le cas psychiatrique de Lawrence Talbot (Benicio Del Toro). Et il fallait qu’ils tiennent leur conférence un soir de pleine lune…

 

Dormez bien, et faites de beaux rêves !

 

Ludovic Fauchier (… peux pas dormir… dois laisser lumières allumées…)

En bref… GET ON UP

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GET ON UP, de Tate Taylor

L’histoire :

jalonnée de succès, la vie de James Brown (Chadwick Boseman),  »le Parrain de la Soul« , n’a jamais été un long fleuve tranquille… Enfant, il vécut dans une cabane en forêt à Augusta, en Caroline du Sud. Sans argent, ses parents, Joe et Susie Brown (Lennie James et Viola Davis) se séparèrent, Susie laissant l’enfant seul avec son père qui le battait. James fut confié à sa tante Honey (Octavia Spencer), tenancière de bordel. Délinquant, arrêté à 17 ans, condamné à une peine de prison, James rencontra Bobby Byrd (Nelsan Ellis) avec qui il se lia d’amitié ; libéré, James fut accueilli par la famille de Bobby et rejoignit son groupe de gospel, bientôt nommé The Famous Flames. Doué pour le chant, danseur extraordinaire et charmeur avec les femmes, James suivit les traces de Little Richard, après lui avoir temporairement volé la vedette dans un concert local. Remarqué par les agents de King Records, James Brown signa un contrat en 1956 pour ses premières chansons à succès, sous l’égide de Ben Bart (Dan Aykroyd). Intransigeant, prenant conscience de son influence sur la communauté noire américaine en pleine lutte pour les Droits Civiques, James Brown refusait de perdre un combat, quitte à mettre tout en péril : ses mariages, ses relations professionnelles et son amitié avec Bobby Byrd…

 

Get On Up

La critique :

Tate Taylor, à qui l’on doit l’adaptation réussie du roman The Help (« subtilement » devenu en français La Couleur des Sentiments…), s’associe ici à Mick Jagger et Brian Grazer, associé de longue date de Ron Howard (et dont la coupe de cheveux est déjà en soi une ode à l’esprit funk), pour produire et réaliser Get On Up, retraçant la vie tumultueuse de James Brown. Personnage explosif dont les shows sur scène furent des plus électrisants, Mr. Brown rejoint donc ici des collègues prestigieux ayant déjà eu droit à leur propre biopic. L’exercice est évidemment sans réelles surprises ; bien que très agréable à suivre, Get On Up provoque ce léger sentiment de déjà vu propre aux biopics sur les stars de la chanson US ; on pense bien sûr à Ray, superbe film de Taylor Hackford sur la vie de Ray Charles (Jamie Foxx), ou à Walk the Line avec Joaquin Phoenix en Johnny Cash plus vrai que nature. Deux films à succès, sortis il y a près de dix ans maintenant, donnant l’impression que Get On Up arrive en retard après la bataille…

La recette est donc éprouvée, la mise en scène classique, mais ne boudons pas non plus notre plaisir ; Get On Up compte tout de même suffisamment de bons points pour être apprécié. D’abord, évidemment, pour son excellente bande son qui nous permet de redécouvrir l’évolution musicale de James Brown, un des fers de lance de la soul music et du funk des grandes heures. I Feel Good, Daddy’s got a brand new bag, It’s a man’s man’s World, Sex Machine, Get on up off that thing… ils répondent tous présents et n’ont rien perdu de leur énergie. Intéressant aussi de voir à quel point le scénario du film, loin d’être linéaire, adopte la structure « funky » des chansons de James Brown, en alternant les différentes époques du Parrain de la Soul sans perdre le spectateur en cours de route. Et le film ne ménage pas son « héros », loin d’être aussi sympathique qu’un Ray Charles. James Brown fut un battant, certes (idée joliment résumée par cette scène d’enfance, où, battu sur le ring d’un tournoi de boxe, il se relève au rythme de l’orchestre et trouve les bases de ses légendaires pas de danse), mais aussi un être terriblement égoïste, mari violent, et businessman magouilleur, entre autres écarts de conduite (la scène d’ouverture vaut à elle seule son pesant de cacahuètes).

Tate Taylor a aussi marqué des points grâce à son casting : pas de stars ici, mais une pléthore d’acteurs solides et de nouveaux venus prometteurs. Viola Davis et Octavia Spencer, formidables gouvernantes rebelles de The Help, reviennent ici pour des rôles brefs mais déterminants, incarnant les deux « mères » du chanteur ; Davis a notamment droit à une scène de confrontation bouleversante avec son fils. Les amateurs de soul music remarqueront aussi la prestation de la splendide chanteuse Jill Scott, incarnant ici Deidre Brown, seconde épouse du chanteur ; les nostalgiques des Blues Brothers ne pourront, eux, pas passer à côté des allusions au film de John Landis. Outre une scène de gospel très familière, on retrouve avec plaisir ce bon vieux Dan Aykroyd, fin connaisseur en la matière, qui incarne ici le manager de James Brown ! Et, outre ces menus plaisirs, Get On Up repose surtout sur la découverte de deux comédiens que l’on va suivre avec attention ; Nelsan Ellis hérite du rôle difficile de Bobby Byrd, l’ami gentiment effacé, loyal mais écrasé par le « monstre » Brown, et livre une jolie prestation. Quant à Chadwick Boseman (découvert l’an dernier aux USA dans 42, où il jouait le baseballeur Jackie Robinson), il explose littéralement dans le rôle de James Brown. La ressemblance physique, vocale et psychologique est parfaite, et le voir enflammer la scène comme son redoutable modèle est un sacré exploit de comédien. Carrière à suivre de très près, donc…  

 

Ludovic Fauchier. I feel good !

 

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Bonus numéro 1 : on n’allait pas ne pas citer cette fabuleuse participation du vrai James Brown dans l’épopée des Blues Brothers… 34 ans avant d’incarner le manager de Brown, Ben Bart, un Dan Aykroyd (tout mince et jeunot !) y recevait la grâce divine, après le regretté John Belushi. Bienvenue dans la congrégation du Révérend-Père James Brown (doublé en allemand, und fragen Sie mich nicht warum).

 

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Bonus numéro 2 : la belle Jill Scott, une des meilleures voix de la chanson US, joue le rôle de Deidre « Dee Dee » Brown dans Get On Up. La vidéo ci-dessus vous donne un aperçu de son talent, avec l’interprétation en live de son tube Golden à la Maison Blanche, devant les Obamas conquis. On les comprend !

 

La fiche technique :

Réalisé par Tate Taylor ; scénario de Jez et John-Henry Butterworth ; produit par Brian Grazer, Erica Huggins, Mick Jagger, Victoria Pearman et Robin Mulcahy Fisichella (Imagine Entertainment / Jagged Films / Wyolah Films)

Musique : Thomas Newman ; photographie : Stephen Goldblatt ; montage : Michael McCusker

Direction artistique : Jesse Rosenthal ; décors : Mark Ricker ; costumes : Sharen Davis

Distribution : Universal Pictures

Durée : 2 heures 19

Caméras : Arri Alexa, Canon EOS 500, Canon EOS Rebel T3 et Ikegami EC-35



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