En bref… AVENGERS : L’ERE D’ULTRON

Image de prévisualisation YouTube 

AVENGERS : L’ERE D’ULTRON, de Joss Whedon

L’histoire :

branle-bas de combat pour les Avengers ! Après avoir livré bataille en plein New York contre le perfide Loki et les envahisseurs extra-terrestres Chitauris, les héros se rassemblent à nouveau : l’espionne de choc Natacha Romanov alias Black Widow (Scarlett Johansson), le vétéran super-soldat Steve Rogers alias Captain America (Chris Evans), l’archer intrépide Clint Barton alias Hawkeye (Jeremy Renner), Bruce Banner et son monstrueux alter ego Hulk (Mark Ruffalo), l’ingénieur milliardaire Tony Stark alias Iron Man (Robert Downey Jr.), et le puissant dieu du tonnerre Thor (Chris Hemsworth) combattent en Sokovie, un pays d’Europe de l’Est. L’HYDRA, l’organisation terroriste internationale qui avait infiltré les services secrets du SHIELD (cf. Captain America : Le Soldat de l’Hiver), y a établi une base et un laboratoire, sous la férule du Baron Strucker (Thomas Kretschmann). Les Avengers prennent d’assaut la base et s’emparent du sceptre de Loki. Mais, avant de fuir, Strucker libère deux surhumains améliorés par ses expériences : les jumeaux Pietro et Wanda Maximoff (Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen), respectivement dotés d’une super-vitesse et de pouvoirs psychiques phénoménaux. Grâce à ceux-ci, Wanda confronte Tony Stark à sa pire crainte : la vision d’une Terre détruite par le retour des Chitauris, et les Avengers morts parce qu’il n’a pas pris les mesures défensives nécessaires.

De retour à New York, Stark et Banner étudient la gemme qui orne le sceptre de Loki : le joyau renferme un programme d’intelligence artificielle d’une complexité surclassant celle de J.A.R.V.I.S. (voix de Paul Bettany), l’ordinateur de Stark. Celui-ci est persuadé qu’il pourra, grâce à ce programme, donner aux peuples de la Terre la protection parfaite contre les menaces venues d’autres mondes… Banner, malgré ses réticences, accepte de l’aider à développer cette nouvelle intelligence artificielle, surnommée Ultron. Erreur fatale… alors que les Avengers sont réunis pour une soirée de fête, Ultron (James Spader) s’éveille. Désorienté, rendu confus par les contradictions de sa programmation, il prend peur et élimine J.A.R.V.I.S., avant de télécharger sa conscience dans un drône robotique de Stark. Concluant que, pour sauver la Terre, l’Humanité et ses protecteurs doivent être anéantis pour laisser la place à une nouvelle forme de vie, Ultron attaque les Avengers stupéfaits, et leurs alliés, vite divisés sur la question de la responsabilité de Stark. L’équipe doit pourtant rester unie alors que le robot psychotique retrouve Wanda et Pietro, les manipulant pour parvenir à ses fins…

 

Avengers L'ère d'Ultron 02

La critique :

La fine équipe des Avengers se reforme, pour entamer la saison estivale des blockbusters US de 2015. Suivant au plus près l’adage « on ne change pas une équipe qui gagne« , les Marvel Studios continuent de développer leur univers partagé depuis sept ans. Depuis que Nick Fury (Samuel L. Jackson) apparut en bonus final dans le premier Iron Man, annonçant la création de la fameuse équipe de super-héros, dix films se sont succédé en sept ans, avec des résultats irréguliers, mais un public de fidèles répondant toujours présent. Le second volet des Avengers, toujours orchestré par Joss Whedon, ne change pas la formule gagnante et s’adresse avant tout aux familiers des héros de la Maison des Idées. Autant dire que les spectateurs néophytes risquent de se sentir un peu dépassés par les références et les apparitions de personnages gravitant autour de Thor, Iron Man, Captain America et leurs camarades. Pas trop de surprises non plus à attendre d’Avengers : L’ère d’Ultron, qui respecte à la lettre le cahier des charges des films de super-héros Marvel : du divertissement avant tout, une approche plutôt « légère » des conflits entre les personnages (on reste assez loin de l’introspection plus fouillée des personnages de la Distinguée Concurrence, revus par Christopher Nolan ou Zack Snyder), et des morceaux de bravoure d’action propre à ravir les jeunes fans. Ambiance « piou piou piou ! whaam ! boum ! wiiingg !! kaboom !! » garantie donc, heureusement tirée vers le haut par le sens de l’écriture habile de Whedon, et son mélange de références intégrées entre Shakespeare et Star Wars. L’Empire Contre-Attaque reste ici le modèle inspirateur, le récit jouant sur la même idée des  »héros dispersés » et souvent conflictuels. 

 

Avengers L'ère d'Ultron 03

En bonus appréciable, Whedon laisse un peu plus de champ libre aux personnages  »secondaires » de l’équipe. Si Iron Man, Cap et Thor sont les stars de l’équipe, ils sont forcément ici un peu moins développés que dans leurs séries respectives ; encore que l’on voit Tony Stark (Downey Jr. égal à lui-même) montrer les premiers signes d’une certaine mégalomanie sécuritaire (faisant directement référence à Reagan et son programme de défense spatiale, intitulé Star Wars !) qui prépare la voie au Captain America : Civil War qui le verra s’opposer au plus démocrate Steve Rogers. Ici, cependant, ce sont Hulk, Black Widow et Hawkeye qui sont un peu plus développés par le réalisateur-scénariste. L’archer joué par Jeremy Renner, négligé dans le premier volet, gagne même en capital sympathie, sans doute parce qu’il est le seul humain « normal » au milieu de cette équipe de dieux et de monstres. L’espace de quelques scènes, Renner donne au plus oublié des Avengers un certain sens de l’ironie et un détachement « cool » approprié. Il est suivi de près par Scarlett Johansson et Mark Ruffalo qui donnent aussi un peu plus d’humanité à leurs héros respectifs. Rien à redire sur la prestation de James Spader, transformé en Ultron psychotique, en revanche la présentation des jumeaux Vif-Argent et Sorcière Rouge est un peu étouffée par l’histoire. Bonus appréciable, cependant, avec l’arrivée d’un certain androïde vert, rouge et jaune, familier des lecteurs du comics, et qui annonce une refonte complète de l’équipe annoncée dans la dernière séquence.

 

Avengers L'ère d'Ultron 01

Rien de plus à dire, sinon que cet Avengers assure son contrat envers un public forcément conquis d’avance, et se montre plaisant à suivre. Les morceaux de bravoure sont légion (notamment ce combat démentiel entre Hulk et Iron Man en mode « Hulkbuster »), le film est divertissant… mais, toutefois, sans surprise. Les studios Marvel ont quand même pris l’habitude (risquée, mais payante jusqu’ici) de « s’emparer » des écrans avec leurs héros appartenant au même univers. Les projets vont se succéder et se multiplier, sur les quinze prochaines années minimum… Comment faire pour surprendre un public qui sera forcément blasé ? Tandis que la Distinguée Concurrence réagit assez lentement (on attend quand même Batman Vs. Superman : Dawn of Justice, annonciateur d’un film imminent de la Justice League, concurrent annoncé des Avengers de Marvel…), Marvel poursuit sa route sans ralentir : Ant-Man (entaché par une brouille entre le studio et le réalisateur Edgar Wright qui a claqué la porte, mécontent de l’ingérence des cadres exécutifs, soucieux de ne pas laisser les cinéastes trop imposer leur marque sur des héros qui restent leur propriété financière) sera la prochaine sortie, en attendant Captain America : Civil War (qui verra Cap rejoint par un invité de marque, qui tisse partout…), Thor : Ragnarok, Avengers : Infinity War (en deux parties !), les suites des Gardiens de la Galaxie, plus Black Panther, Doctor Strange, Captain Marvel, Inhumans… sans oublier les productions des héros Marvel restés sous l’égide de la 20th Century Fox pour des questions de vente de droits (sortie imminente d’une version plus sérieuse des Fantastic Four, tournage de X-Men Apocalypse, un nouveau film de Wolverine qui se profile à l’horizon) et ceci sans compter les séries télévisées Agents of SHIELD, Daredevil, Luke Cage, Jessica Jones, Iron Fist… N’en jetez plus, la cage est pleine ! Le vieux lecteur-cinéphile fan du genre que je suis devait attendre, enfant, une bonne décennie pour avoir un film de super-héros correct ; maintenant, c’est la surcharge qui guette… Le risque de saturation et de lassitude d’un « marché » de films super-héroïques va forcément être de plus en plus présent à chaque nouveau film.

Que cela ne dissuade pas pour autant le spectateur d’apprécier ce nouvel Avengers à sa juste valeur, comme un grand 8 amusant, rythmé et décomplexé.

 

Ludovic Fauchier, alias The Incredible Blogbuster.

 

Image de prévisualisation YouTube

ci-dessus : la fine équipe du casting d’Avengers : l’Ere d’Ultron en pleine séance d’autographes au Comic-Con. Manque juste à l’appel Scarlett Johansson (argh ! damned !).

 

La fiche technique :

Réalisé par Joss Whedon ; scénario de Joss Whedon, d’après la bande dessinée créée par Stan Lee & Jack Kirby (Marvel Comics) ; produit par Kevin Feige, Mitchell Bell, Jamie Christopher et Daniel S. Kaminsky (Marvel Studios)

Musique : Danny Elfman et Brian Tyler, thème des Avengers par Alan Silvestri ; photo : Ben Davis ; montage : Jeffrey Ford et Lisa Lassek

Direction artistique : Ray Chan ; décors : Charles Wood ; costumes : Alexandra Byrne

Effets spéciaux de plateaux : Ian Corbould, Paul Corbould, Kevin Bitters et Danilo Bollettini ; effets spéciaux visuels : (heu… plein de monde dans plein de studios !) Ben Snow, Paul Butterworth, Trent Claus, Marcus Degen, Nigel Denton-Howes, Florian Gellinger, Jamie Hallett, Ken McGaugh, Ray McMaster, Michael Mulholland, Rocco Passionino, Katherine Rodtsbrooks, Alan Torres, Christopher Townsend et Chad Wiebe (ILM / Animal Logic VFX / Capital T / Clear Angle Studios / Double Negative / FBFX / Framestore / Lola VFX / Luma Pictures / Mova / Plowman Craven & Associates / Method Studios / Prime Focus World / RISE Visual Effects Studios / Secret Lab / Territory Studios Zoic Studios) (je vous avais prévenus, c’est même pour ça que le générique est presque aussi long que le film. Ah la la de nos jours, les films c’est n’importe quoi. Je me souviens des génériques des vieux films qui duraient une minute maximum, c’était le bon temps mes chers petits…) Cascades : Greg Powell

Distribution USA : Walt Disney Studios Motion Pictures

Caméras : Arri Alexa XT, Blackmagic Pocket Cinema, Canon EOS C500, GoPro Hero HD3 et Red Epic MX

Durée : 2 heures 22 (c’est bon, vous pouvez partir maintenant !)

0 commentaire à “En bref… AVENGERS : L’ERE D’ULTRON”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire



Winx club le film |
La vie est un long film tra... |
Cinéma et science-fiction |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Festival 8-9,5-16
| pieces of one piece
| Site déménage