En vacances ! INSIDE OUT (VICE VERSA) et TERMINATOR GENISYS

Bonjour, chers amis neurotypiques ! Petit break estival pour votre serviteur, qui n’a pas écrit grand chose mais se rattrape… Quoi de mieux que de se détendre dans une bonne salle obscure bien fraîche en pleine canicule, hmm ? Donc : petite revue express de quelques films estivaux, livrés ici sans fiche technique et avec quelques commentaires personnels. On se retrouvera pour de futurs textes plus détaillés…

 

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INSIDE OUT (VICE VERSA), de Pete Docter

La petite Riley, 11 ans, suit ses parents dans le grand déménagement pour San Francisco. Pour les cinq émotions qui travaillent dans le Q.G. situé à l’intérieur de sa tête – Joie (voix d’Amy Poehler), Tristesse (voix de Phyllis Smith), Peur, Colère et Dégout (voix de Bill Hader, Lewis Black et Mindy Kaling) – , c’est une épreuve inattendue. Et les gaffes de la rondouillarde Tristesse n’arrangent rien, influençant l’humeur d’une Riley déjà bien mise à mal par le départ. Quand Joie et Tristesse sont aspirées dans les méandres de l’esprit de la gamine, c’est la catastrophe. Car tant qu’elles ne reviennent pas aux commandes, Riley sombre dans la dépression et prend des décisions désastreuses qui ne font qu’empirer la situation pour les habitants de son cerveau…

 

Inside Out

 Ahh, un Pixar… et un sacrément bon ! Cela faisait quelques années que le studio à la petite lampe ne nous avait pas offert un aussi beau cadeau. Ces dernières années, les projets originaux des animateurs de la bande à John Lasseter avaient quelque peu baissé de qualité depuis Ratatouille. L’animation restait irréprochable, les gags toujours là, mais les histoires commençaient à s’enliser dans la facilité, et il fallait bien une valeur sûre comme Toy Story 3 pour maintenir le studio à son niveau initial. Bonne nouvelle, avec Vice Versa, Pete Docter a su retrouver le ton particulier de son merveilleux Monstres et Compagnie. Ce n’était pourtant pas évident de marier l’humour « Muppets Show » et le ton souvent triste des déboires de la jeune Riley, dont l’état d’esprit agit et réagit sur les petits personnages « émotionnels » qui l’habitent… L’occasion pour les scénaristes de démontrer une inventivité narrative qu’on aimerait souvent bien retrouver chez des films « live », et pour Docter de livrer de jolis moments de bravoure, en nous faisant passer avec une aisance de funambule du rire aux larmes en quelques secondes. Les scènes comiques sont de petits bijoux – voir ce repas familial où l’on entre dans la tête de chaque protagoniste, régi par les même Emotions, mais avec des résultats variés selon l’âge et le sexe de l’intervenant… – et les scènes émotionnelles, elles, permettent une jolie illustration de l’entrée difficile dans l’adolescence d’une fillette déboussolée. Changement psychologique qui donne, dans le « paysage intérieur » de la petite Riley, des conséquences imprévisibles, et qui nécessite une coopération conjointe des cinq Emotions pour construire une personnalité adulte solide. Cela n’est pas sans danger ni drames, et il y a fort à parier que même le spectateur le plus endurci versera sa petite larme dans certaines scènes, comme celle du sacrifice de Monsieur Bing Bong, l’ami imaginaire de Riley, perdu dans sa mémoire. Ce drôle d’éléphant en peluche qui pleure des bonbons va devenir un personnage culte, l’une des créations les plus touchantes du studio Pixar. Ces scènes tristes alternent heureusement avec un humour « toonesque » du meilleur cru, et des personnages impeccablement croqués par les animateurs – mentions spéciales à la boulotte Tristesse et à l’hilarant Colère. Un excellent cru 2015, merci Pixar ! On attend déjà le suivant, The Good Dinosaur, avec intérêt.

 

 

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TERMINATOR : GENISYS, d’Alan Taylor

Vous connaissez l’histoire : le superordinateur Skynet a anéanti l’Humanité dans la Guerre du Jugement Dernier ; ses machines de mort ont pris le pouvoir et réduit les survivants en esclavage, jusqu’à ce que John Connor (Jason Clarke), leader de la résistance humaine, renverse le cours des choses. En 2029, Skynet est enfin vaincu. Mais il envoie un Terminator (Arnold Schwarzenegger « rajeuni » numériquement) dans le passé, en 1984, pour éliminer la mère de John, Sarah Connor (Emilia Clarke). Et John envoie son plus fidèle soldat, Kyle Reese (Jai Courtney), à la même époque pour protéger Sarah.

Mais le Terminator assassin est intercepté et détruit, à son arrivée, par un autre Terminator plus âgé (Arnold Schwarzenegger), protecteur d’une Sarah préparée au combat depuis son enfance. Et elle défend un Reese stupéfait des attaques d’un T-1000 lancé à sa poursuite. Reese, qui a des visions inexplicables d’une enfance qu’il n’a pas pu vivre, réalise qu’en changeant le cours des évènements, le vieux Terminator et Sarah ont décalé la naissance de Skynet, lié à la création d’une application informatique globale, du nom de Genisys. Ce faisant, l’improbable trio arrivé dans une année 2017 sans apocalypse devra affronter un nouvel ennemi aussi familier qu’inattendu…

 

Terminator Genisys

Souvenirs, souvenirs… La saga mythique du cyborg tueur imaginé par James Cameron et incarné par Arnold Schwarzenegger reste emblématique, pour les plus-tout-à-fait jeunes spectateurs de ma génération. Un premier film conçu comme une série B diablement efficace, qui avait imposé le culot et la vision d’un cinéaste prometteur, et une suite mythique, démesurée, dont les effets numériques extraordinaires (et toujours efficaces, près de 25 ans après) avaient contribué à changer à jamais les techniques cinématographiques. Depuis, Cameron est parti voguer sur d’autres flots, ce bon Schwarzie s’est lancé dans une carrière politique (calamiteuse pour la Californie, semble-t-il), et, personnellement, je l’avais perdu de vue après le passable Terminator 3 en 2003. La série aurait dû, selon une logique de fan « puriste », s’arrêter à la fin du second film. Tel n’est évidemment pas l’avis des détenteurs des droits de la saga, qui avaient tenté de continuer avec un fade Terminator Renaissance, où l’absence du Chêne Autrichien se faisait sentir. L’annonce du retour de ce dernier, plus tout jeune, dans un Terminator signé Alan Taylor, responsable d’un Thor 2 pâlichon, n’était pas pour rassurer. Un drôle de sentiment surgit d’ailleurs, durant la projection de ce Terminator : Genisys auquel Cameron a cependant donné sa bénédiction ; un mélange de nostalgie, de « fan service » et de désenchantement. Reconnaissons que le scénario sait se montrer respectueux de l’univers mis en place par Cameron, et se montre parfois astucieux, donnant à la première partie du film un traitement iconoclaste à la Retour vers le Futur 2… Reste que Taylor ne peut guère faire mieux qu’imiter mécaniquement le style de James Cameron, sans le surpasser. Les transformations du nouveau T-1000, par exemple, n’ont plus l’impact de Terminator 2. Le public s’est blasé de ces prouesses numériques trop familières. Et le scénario laisse en suspens, intentionnellement, trop de questions dans une chronologie déjà compliquée, que même Doc Brown ne saurait expliquer sans se coller une bonne migraine ! On est donc prié de « débrancher » son cerveau en début de film, et de profiter des poursuites et explosions. Entre deux effets pyrotechniques, saluons quand même les efforts d’Arnold, toujours fidèle au poste, et s’amusant bien à jouer un Terminator atteint par le vieillissement ; ses partenaires, eux, alternent le bon et le passable. Emilia Clarke, la charmante Khaleesi de Game of Thrones, est une Sarah Connor crédible et combative. Jason Clarke est malheureusement sous-utilisé. Et Jai Courtney ne fera pas oublier Michael Biehn dans le rôle de Kyle Reese. L’acteur australien trimballe un gros manque de charisme plombé par un visage assez inexpressif. Vous l’aurez compris, ce reboot de Terminator laisse une impression mi-figue mi-raisin. Tant qu’à voir le nouvel opus d’une grande saga de SF, cette année, allez plutôt revoir Mad Max Fury Road

Enfin… hasta la vista quand même,  baby !

Ludovic Fauchier.

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