En bref… ANT-MAN

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ANT-MAN, de Peyton Reed

L’histoire :

en 1989, le docteur Hank Pym (Michael Douglas) claque la porte de Stark Industries, furieux qu’Howard Stark (John Slattery) et ses associés du SHIELD se soient intéressés de trop près au fruit de ses recherches personnelles : la Particule Pym. Pour Pym, marqué par un drame personnel récent, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il fondera la société Pym Tech pour poursuivre ses travaux en solitaire…

San Francisco, de nos jours. Scott Lang (Paul Rudd) sort de prison, après avoir purgé une peine de trois ans pour cambriolage. Le dernier d’une longue série de vols, qui lui ont valu le divorce, sa femme s’étant remariée avec le policier Paxton (Bobby Cannavale), et la perte de la garde de sa petite fille Cassie. Bien qu’il veuille s’amender, Scott est renvoyé par son nouvel employeur, à cause de son passé criminel. Son ami Luis (Michael Pena) croit avoir la solution : lui faire cambrioler la maison particulière d’un vieil homme riche, qui possède un coffre-fort inviolable. Facile pour Scott, bien surpris cependant par le contenu du coffre-fort : un costume bizarre, avec un casque… Il s’empare de la tenue, et découvre ses incroyables capacités : une pression sur les gants, et il se retrouve miniaturisé ! Il réalise avoir été  »appâté » pour une bonne raison par le propriétaire et concepteur du costume : Hank Pym, ancien super-héros qui fabriqua cette tenue d’ »Homme-Fourmi » en utilisant les propriétés spéciales de la Particule Pym… Après quelques mésaventures, Pym révèle à Scott ce qu’il attend de lui : un ancien associé, Darren Cross (Corey Stoll), ambitieux et jaloux, s’est emparé de sa société, et cherche depuis des années à reproduire ses Particules pour créer le Yellowjacket, un super-soldat miniature. Pym craint que Cross vende ses découvertes aux pires criminels, et l’espionne grâce à Hope Van Dyne (Evangeline Lilly), sa fille avec qui il est brouillé. Une fois que Scott saura se servir du costume et de ses gadgets, il devra infiltrer le laboratoire sécurisé de Cross pour s’emparer du Yellowjacket. Plus facile à dire qu’à faire pour Scott. Il lui faut apprendre à devenir le nouveau Ant-Man, capable de commander aux fourmis, et premier super-héros rétrécissant sans lavage !…

 Ant-Man 01

Impressions :

on ne croyait pas vraiment à ce nouvel opus des studios Marvel rejoignant l’univers partagé des Avengers. Le britannique Edgar Wright, auteur des cultissimes Shaun of the Dead et Hot Fuzz, avait tenté de monter le film durant douze ans, avant d’être débarqué sans ménagement de la pré-production d’Ant-Man. Une décision soi-disant justifiée par des « divergences artistiques » entre lui et les cadres de Disney-Marvel. Une formule passe-partout laissant deviner que Wright refusait de se plier aux diktats des exécutifs en costume cravate, qui ne cessent d’empoisonner le travail des réalisateurs à Hollywood depuis trop longtemps. Son remplacement par Peyton Reed ne laissait présager rien de bon, le nouveau venu se distinguant par des comédies impersonnelles pour le compte des grands studios (dont le bien nommé Yes Man, avec Jim Carrey)… Bref, ce « polissage » en règle exigé par des dirigeants veillant surtout à faire tourner la machine à cash (et coutumiers du fait sur des productions Marvel de plus en plus dépersonnalisées), concernant un super-héros mineur du monde Marvel, ne rassurait pas les fans de tout âge d’exploits super-héroïques. Mais soyons honnêtes : s’il ne cherche pas à révolutionner le genre, cet Ant-Man se laisse apprécier comme un divertissement estival sans prétention. L’idée de base de Wright - faire un comédie de braquage avec des éléments SF - est respectée et reste amusante. On peut voir Ant-Man comme un croisement entre L’Homme qui Rétrécit (ou sa version Disneyienne moins angoissante : Chérie, j’ai rétréci les Gosses) et Ocean’s Eleven, un mélange qui, par moments, retrouve l’esprit des productions Amblin période 1980-1990. Du rythme, un humour léger, et bien sûr des effets spéciaux à foison… Donc, pas de désagrément excessif pour le spectateur. 

Un malaise demeure, cependant, malgré la bonne humeur : la réalisation de Reed, hors des scènes à effets spéciaux, se contente de « passer les plats » du cahier des charges exigé par le producteur Kevin Feige. D’où ce rythme assez mécanique, qui répète la formule mise au point depuis Iron Man : présentation des personnages / découverte des pouvoirs / séance d’entraînement / love interest / mentor / apparition gag d’un autre super-héros (Anthony Mackie, le Faucon découvert dans Captain America : Le Soldat de l’Hiver) / confrontation avec un méchant assez limité / victoire finale / et l’inévitable scène post-générique de fin… On regrettera l’absence de Wright aux commandes, lui qui aurait apporté un touche de folie à une production assez formatée. Aussi amusant soit-il, Ant-Man reflète bien le peu d’intérêt que les pontes de Marvel Studios accordent à leurs réalisateurs, considérés comme du matériel interchangeable. Et ce n’est sans doute pas terminé, même si on finira par aller voir, de guerre lasse, Docteur Strange, Black Panther, Les Inhumains, et les inévitables cross-overs annoncés pour Captain America : Civil War et Avengers 3 déjà en chantier… Et on se demandera, finalement, quand le point de saturation sera atteint. Ceci d’autant plus que la Distinguée Concurrence, toujours associée avec Warner, pourrait bien oser plus d’audace l’année prochaine avec les très attendus Suicide Squad (et son commando de super-vilains, dont le Joker) et bien sûr Batman Vs. Superman : Dawn of Justice que nous prépare Zack Snyder.

 

Ludovic Fauchier.

 

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ci-dessus : un des points positifs du film, la musique de Christophe Beck, joli hommage à Lalo Schifrin et Mission : Impossible !

 

La fiche technique :

Réalisé par Peyton Reed ; scénario d’Edgar Wright & Joe Cornish, Adam McKay & Paul Rudd, d’après la bande dessinée créée par Stan Lee, Larry Lieber & Jack Kirby (Marvel Comics) ; produit par Kevin Feige, Brad Winderbaum, Leo Thompson et Lars P. Winther (Marvel Studios)

Musique : Christophe Beck ; photo : Russell Carpenter ; montage : Dan Lebental et Colby Parker Jr.

Direction artistique : Nigel Churcher et David Lazan ; décors : Shepherd Frankel et Marcus Rowland ; costumes : Sammy Sheldon

Effets spéciaux de plateau : Daniel Sudick ; effets spéciaux visuels : Vincent Cirelli, Trent Claus, Russell Earl, Evan Jacob, Dineksh K. Bishnoi, Simone Kraus, Jake Morrison, Greg Steele et Dominick Zimmerle (ILM/ Double Negative / Gentle Giant Studios / Lola Visual Effects / Capital T / Centroid Motion Pictures / Cinesite / Direct Dimensions / Luma Pictures / Method Studios / Prime Focus World / Stereo D / The Third Floor / Trixter Films) ; cascades : James M. Churchman, Jeff Habberstad et Trevor Habberstad

Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures

Durée : 1 heure 57

Caméras : Arri Alexa XT Plus

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