En bref… DEADPOOL

* AVERTISSEMENT : un justicier masqué à l’hygiène aussi douteuse que l’humour a tenté de s’introduire dans ce blog. Sauras-tu le reconnaître ? *

 

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DEADPOOL, de Tim Miller

La justice a un nouveau visage, complètement ravagé : Deadpool (Ryan Reynolds), le mercenaire avec une grande gueule. Increvable mais pas invulnérable, virtuose des armes à feu et des sabres, amateur de bouffe mexicaine, de prostituées, de pognon et ennemi juré du 4ème Mur, il affronte ce matin-là les membres du gang de Francis Freeman, alias Ajax (Ed Skrein), son ennemi juré. L’affrontement sur l’autoroute attire l’attention du X-Man Colossus (André Tricoteux, T.J. Storm, Matt LaSalle et la voix de Stefan Kapicic) (sérieux, ils s’y sont mis à combien pour jouer UN type ?!) et de sa petite protégée, Negasonic Teenage Warhead (également connue sous le nom de « pseudo qui déchire ») (Brianna Hildebrand), qui décident de ramener de ramener un peu de justice et de bonté dans ce merdier sanglant.

Mais derrière le masque de tueur de Deadpool, se cache un homme, un vrai, sensible, cultivé et délicat (hey, on a dit « un homme » !!!) : Wade Wilson… Deux ans plus tôt : Wade, ex-membre des Forces Spéciales devenu mercenaire à la petite semaine, qui passe le plus clair de son temps libre à picoler au bar de son seul ami Weasel (T.J. Miller). Il y rencontre la belle Vanessa (Morena Baccarin), escort girl qui devient en un rien de temps la femme de sa vie. Après quelques mois de bonheur et de pratiques sexuelles intenses, Wade déchante : il se découvre atteint d’un cancer généralisé incurable. Un recruteur vient un jour lui proposer une offre trop tentante : se faire injecter un sérum qui activera ses cellules mutantes dormantes, faisant de lui un super-héros sain et bien portant. Wade accepte, et réalise trop tard qu’il s’est fait piéger par deux trafiquants dotés de super-pouvoirs : Francis Freeman, le fameux Ajax (il lave sa vaisselle à fond), et sa complice Angel Dust (Gina Carano). Laissé pour mort après une tentative d’évasion ratée, Wade se retrouve pourvu d’un pouvoir d’autoguérison qui lui a laissé un faciès semblable à une part de pizza avariée. Sa vie avec Vanessa est ruinée. Wade devient Deadpool, ne vivant que pour la VENGEAAANCE !!… (laisse tomber Ludo, tu es ridicule, ils ont déjà vu le film !)

 

 Deadpool

Impressions :

Impressions très rapides aujourd’huii, vu que le film est déjà sorti depuis un mois… donc :

1) soit vous êtes un fan absolu du comics, vous avez vu le film 200 fois et lui avez mis la note maximum sur ImdB, et donc vous n’avez pas besoin de mon avis…

2) soit les films de super-héros (parodiques ou pas) vous sortent par les yeux, et vous n’êtes donc pas allé voir le film, vous n’avez pas envie de le voir et n’avez pas besoin de lire mon avis !

Faisons court. De tout le catalogue des super-héros Marvel, Deadpool est le plus infréquentable. Personnage secondaire apparu dans la série de comics X-Force, liée à l’univers des X-Men, ce lascar a pris du galon au fil des ans, au fil de la fantaisie des auteurs lui ayant donné une hygiène douteuse, un goût immodéré pour les vannes scatos, une résistance infinie aux pires blessures et mutilations, et le don unique de briser le 4ème Mur en permanence. Deadpool est le seul personnage des comics Marvel à avoir conscience d’être un personnage de comics, et il ne se prive donc pas de s’adresser au lecteur, de se moquer des clichés du genre ou de débattre en permanence avec ses « bulles de pensée », ceci causant chez ses congénères plus sérieux perplexité et/ou exaspération. Devenu culte en quelques années, le mercenaire bavard est donc situé quelque part entre le délire des films de Robert Rodriguez (pour l’ultra-violence cinglée, le mauvais goût revendiqué, les bombasses et la nourriture mexicaine corsée) et les personnages de cartoon tendance Ecureuil Fou de Tex Avery (pour la maltraitance permanente dudit 4ème Mur).

Le film de Tim Miller ici évoqué découle d’une énorme déception, liée à la première apparition du personnage, déjà incarné par Ryan Reynolds, dans X-Men Origines : Wolverine. Un titre qui provoque unanimement la fureur des fans, entre autres par le traitement abracabrantesque du personnage, finissant en simili-monstre de Frankenstein ninja/téléporteur/tirant des rafales de laser par les yeux… et surtout réduit au silence. Une énorme erreur ambulante, que Ryan Reynolds dut assumer au même titre que ses autres rôles dans des comic books movies foireux (Blade Trinity et Green Lantern), avant de participer à un film test réalisé par un ancien des effets spéciaux et des jeux vidéo, Tim Miller. Le réalisateur voulait démontrer aux cadres de la Fox, studio détenteur du personnage, qu’un film respectueux sur ce drôle de gugusse pouvait être tourné, à moindres frais. Diffusé sur le Net, le court-métrage fit un tel carton que le studio céda. Résultat des courses : un carton particulièrement rentable, prouvant par A + B qu’une adaptation de comics n’a pas forcément besoin d’un budget monstrueux pour être réussie : budget de 58 millions de dollars (une somme riquiqui par rapport à la tendance actuelle), pour 708 millions de dollars de bénéfice !

De beaux chiffres, certes, mais est-ce qu’au final, Deadpool est un bon film ? Euh… autant dire la vérité : ce film est très con, mais il est bon, à sa façon… ce qui, ici, est finalement une qualité ! C’est une sorte d’énorme fan fiction réalisée par des professionnels qui assument parfaitement le crétinisme du postulat de départ. Les scénaristes, déjà responsables du cultissime Bienvenue à Zombieland, se sont amusés à servir un one-man show sur mesure à Ryan Reynolds, jamais avare de blagues cradingues, de dixième degré permanent et de grosses allusions à la culture pop. Mention spéciale à l’affrontement avec Colossus, qui rappelle délibérément la scène du Chevalier Noir de Monty Python Sacré Graal ! Ainsi qu’à la scène post-générique de fin à la Ferris Bueller… Voilà, il n’y a guère plus à dire. Il est totalement recommandé de débrancher son cerveau avant de voir le film, à ranger dans le rayon « plaisirs coupables et idiots » au côté de, disons, Dumb & Dumber ou Zoolander.

Ludovic Fauchier (et Deadpool. Tu pourris mon film, je pourris ton blog !!)

 

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Ci-dessus : le film test de Deadpool, qui a tout déclenché.

La fiche technique :

Réalisé par Tim Miller ; scénario de Rhett Reese et Paul Wernick, d’après le personnage créé par Fabian Nicieza & Rob Liefeld (Marvel Comics) ; produit par des culs… par Lauren Shuler Donner, Simon Kinberg et Ryan Reynolds (20th Century Fox Film Corporation / Marvel Entertainment / Kinberg Genre / The Donners’ Company / TSG Entertainment)

Musique : Tom Holkenborg (Junkie XL de Mad Max Fury Road, le meilleur film de l’univers. Respect !!) ;  photo : Ken Seng ; montage : Julian Clarke

Direction artistique : Greg Berry, Nigel Evans et Craig Humphries ; décors : Sean Hawort ; costumes : Angus Strathie

Effets spéciaux visuels : Wayne Brinton, Vincent Cirelli , Pauline Duvall, Charlie Iturriaga, Blaine Lougheed, Paul George Palop, Charles Tait et Ryan Tudhope (Weta Digital / Atomic Fiction / Blur Studios / Digital Domain / Luma Pictures / Ollin VFX Studio / Rodeo FX) ; effets spéciaux de plateau : Alex Burdett ; effets spéciaux de maquillages : Bill Corso ; cascades : Robert Alonzo, combats réglés par D. Pool et Philip J. Silvera

Distribution : 20th Century Fox Film Corporation

Durée : 1 heure 48 

Caméras : Arri Alexa XT Plus (sérieux, mec !? qui s’intéresse aux caméras Arri Alexa XT Plus en lisant ce blog ?! … Toi, fidèle lecteur de l’Ariège ?)

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